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La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
Pictogrammme Sigmah Logiciel Sigmah
Pictogrammme Reaching Resilience

Reaching Resilience
Pictogrammme brochure Formation Environnement
Pictogrammme brochure Manuel participation
Pictogrammme COMPAS Méthode COMPAS
Pictogrammme globe terrestre "Mission Qualité"
Pictogrammme PRECIS Humatem Méthode PRECIS

5 mois d’activités de l’Observatoire du Groupe URD en Haïti

L’Observatoire du Groupe URD en Haïti a démarré ses activités en janvier 2012. Il est à l’interface entre le secteur de l’évaluation et les cercles académiques, ministériels, les organisations internationales et la société civile. Le projet s’articule autour de 4 piliers principaux : la formation, la capitalisation d’évaluations, des études et le partage d’expériences. Voici un premier bilan après 5 mois d’activités.

 Les formations et l’appui à l’évaluation

Deux sessions de formation sur l’évaluation de la qualité des projets humanitaires ont été organisées à Port-au-Prince (semaines du 23 au 27 avril et du 21 au 25 mai). Elles ont réuni respectivement 20 et 16 participants dans l’enceinte de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Ce cycle de formations s’inscrit dans le projet de renforcement des capacités nationales pour l’évaluation et cible donc uniquement des professionnels haïtiens, engagés dans des Institutions publiques, des Organisations internationales ou encore des Organisations Non Gouvernementales.

Un accompagnement est par ailleurs proposé à l’issue de la formation, pour un appui méthodologique à la préparation et/ou la conduite d’une évaluation. Il s’agit ainsi de ne pas limiter la formation à un apport théorique mais de proposer un suivi personnalisé dans le cadre des activités professionnelles des participants (élaboration de termes de référence, préparation d’un budget, choix des outils de collecte, etc).

La prochaine session organisée sur Port-au-Prince se tiendra probablement dans le courant du mois de Septembre.

 La diffusion des leçons apprises

Deux numéros de la Lettre de l’Observatoire [1] ont été produits et diffusés. Il s’agit d’une publication bimensuelle portant un éclairage sur les leçons tirées de la réponse au séisme, en s’appuyant notamment sur les résultats d’évaluations. Le prochain numéro est en cours de préparation et devrait être publié dans le courant du mois de Juillet.

Une bibliothèque virtuelle est en cours de construction et permettra la consultation sur le site de l’Observatoire (http://www.urd.org/haiti) de publications sur des thématiques humanitaires et/ou de réhabilitation sectorielles ou transversales.

 Des études et recherches opérationnelles

Trois sujets d’études approfondies sont dans leur phase préparatoire :

1) L’approche communautaire en milieu urbain depuis le séisme du 12 janvier 2010 – L’approche communautaire est un terme largement usité par les acteurs de l’humanitaire et du développement en Haïti, mais ce concept englobe des réalités bien différentes selon les intervenants et plus encore, selon la perception des populations elles-mêmes. Pouvoir qualifier ce que ‘approche communautaire’ signifie en Haïti, étudier plus en profondeur à quelle réalité renvoie la notion de ‘communautaire’ en milieu urbain permettront de mieux appréhender les questions de la participation des populations aux différentes phases du cycle des projets.

Le Groupe URD lance ainsi un projet de recherche opérationnelle et de développement d’outils visant à :

  • Étudier les programmes s’articulant autour d’une approche communautaire ;
  • Approfondir les enjeux liés à ces approches dans le contexte urbain haïtien ;
  • Proposer une méthodologie contextualisée.

2) La reconstruction & l’environnement à Port-au-Prince depuis le séisme – La population de la région métropolitaine de Port-au-Prince est passée d’environ 145 000 personnes en 1950 à près de 3 millions de nos jours. L’expansion démographique s’est faite de manière extensive et le développement urbain y est caractérisé par son extra-légalité et informalité. Ce développement sans cadre légal constitue un risque environnemental majeur pour les populations installées sur les mornes (glissements de terrain) tout comme dans la plaine (risques d’inondations). Les fortes précipitations témoignent régulièrement de la dégradation de l’environnement de l’Aire Métropolitaine et le séisme n’a fait qu’exacerber une vulnérabilité environnementale préexistante.

Cette étude permettra d’étudier les conséquences sur l’environnement d’une stratégie de reconstruction différée – et plus globalement de l’absence historique de cadre légal à la planification urbaine en Haïti – et d’évaluer les risques afférents auxquels serait exposée la population de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

3) L’insécurité réelle et perçue et ses implications – L’insécurité est à la fois une affaire de faits et de perception et il importe de pouvoir distinguer ces deux aspects. L’arrivée massive d’organisations internationales aux lendemains du séisme a participé au renforcement d’un dispositif de mesures sécuritaires encadrant les activités de ces dites organisations. L’étude que le Groupe URD se propose de mener porte sur les questions de l’ancrage de ces dispositifs dans la réalité urbaine haïtienne et sur les implications possibles de l’ensemble de ces règles sur la qualité des projets humanitaires.

La collecte des informations a d’ores et déjà commencé pour chacune de ces études et devrait se poursuivre dans les 2 à 3 prochains mois. Des financements additionnels pour mener ces études spécifiques sont toutefois actuellement recherchés.

[1] Pour s’inscrire, voir : http://www.urd.org/Newsletter-Haiti