Accueil | Activités | Méthode | Appui à l’élaboration d’un concours d’urbanisme en Afghanistan et à la reflexion quant aux enjeux et perspectives d’évolution de la ville

La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
Pictogrammme Sigmah Logiciel Sigmah
Pictogrammme Reaching Resilience

Reaching Resilience
Pictogrammme brochure Formation Environnement
Pictogrammme brochure Manuel participation
Pictogrammme COMPAS Méthode COMPAS
Pictogrammme globe terrestre "Mission Qualité"
Pictogrammme PRECIS Humatem Méthode PRECIS

Appui à l’élaboration d’un concours d’urbanisme en Afghanistan et à la reflexion quant aux enjeux et perspectives d’évolution de la ville
automne 2012

 Présentation du concours et de la manifestation « Culture et patrimoine »

Le Groupe URD a participé au montage, puis au lancement d’un concours sur la ville de Kaboul, « Kabul 2050 » initié et organisé par l’Institut Français d’Afghanistan, dans le cadre de la manifestation "Culture et Patrimoine", qui se décline en trois parties jusque fin 2012 :

  • Une exposition de photos anciennes de Kaboul, dans plusieurs endroits de la ville (Municipalité, Babur Garden, IFA) ;
  • Le concours d’urbanisme ;
  • Des tables-rondes, prévues en décembre 2012, sur les enjeux de la reconstruction de Kaboul, en lien avec la fin du concours.

Le concours s’adresse aux étudiants de la Faculté d’Architecture de l’Université de Kaboul et des départements d’architecture et d’ingénierie de l’École Polytechnique de Kaboul, et a été intégré à leurs cursus pédagogiques respectifs. Il vise à sensibiliser les Afghans, notamment les étudiants et leurs enseignants, sur les enjeux de l’avenir de leur ville, tout en questionnant la réalité d’aujourd’hui.
Mené sous la direction du service culturel de l’Ambassade de France en Afghanistan à Kaboul, le concours est lancé en partenariat avec des institutions locales : le ministère afghan de la Culture, la Ville de Kaboul, l’Université de Kaboul, l’École Polytechnique de Kaboul, le ministère de l’Urbanisme et l’Aga Khan Trust for Culture.

Cet exercice est très intéressant dans la mesure où il suscite une réflexion collective et participative, et permet aux acteurs locaux de faire des propositions/projections techniques sur leur propre devenir et adaptées à leur contexte.

 La participation du Groupe URD

L’intervention sur place du Groupe URD a permis, via un appui méthodologique et participatif, d’accompagner les étudiants et leurs enseignants afin d’aborder les enjeux d’une évolution de la ville de Kaboul, loin des blocages et difficultés de la situation actuelle. Comment mener un diagnostic urbain, sur quelles bases proposer une vision, un programme et une stratégie de développement de la ville sont parmi les sujets qui ont alimenté cette formation, en parallèle à des rencontres avec les enseignants et certains partenaires institutionnels.

Après avoir participé au lancement de ce concours le Groupe URD sera donc membre du jury et interviendra dans le séminaire final en décembre 2012, ouvrant un débat sur les enjeux de l’avenir de Kaboul.
Comment penser la ville ? Comment construire la ville ? sont les grandes questions qui feront l’objet des deux tables rondes introduites par M. Bernard Bajolet, ambassadeur de France en Afghanistan, M. Arnaud Dornon, Directeur de l’IFA et Conseiller de Coopération et d’Action culturelle, Hassan Abdulhai, M. le Ministre du Développement Urbain, M. Nawandesh, Maire de Kaboul.

Le Groupe URD se concentrera sur la question « Comment penser la ville ? » (Au-delà d’un présent difficile), en s’appuyant sur sa connaissance des situations de relèvement post-crise des villes affectées par différents aléas.

Plus globalement, ce concours d’urbanisme et l’ensemble des réflexions posent la question suivante :

Comment pourrait être la ville de Kaboul dans 50 ans ? « Toutes les villes sont en perpétuel mouvement dans des temporalités et des conditions qui leurs sont spécifiques. Kaboul fait partie de ces villes comme Sarajevo, Beyrouth et tant d’autres qui renaissent de leurs cendres après plusieurs années de guerres et de conflits. Cette renaissance s’accompagne d’une dynamique urbaine particulière, en raison du passage de 1 à 4 voire à 5 millions d’habitants.
Nous sommes en 2011 ; les citoyens de la ville de Kaboul doivent s’interroger sur l’avenir de leur ville et sur son urbanité future, en questionnant la réalité d’aujourd’hui. Existe-t-il une véritable stratégie de relance fonctionnelle, symbolique et formelle de la ville de Kaboul au service de ses concitoyens ? Un développement de Kaboul tenant compte des besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures est-il possible ? Les enjeux, complexes, sont importants et méritent réflexion.
 » (Guilda Chahverdi, IFA, Kaboul, septembre 2012).