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Humanitaires en mouvement n°7, N° spécial " Haïti "

Appuyer le service public de l’eau potable dans un contexte de crise : l’intervention du Gret en Haïti après le séisme du 12 janvier 2010
Emilie Barrau - Jean-Philippe Fontenelle

Le Gret, ONG de développement, intervient depuis plus de 15 ans en appui aux pouvoirs publics et aux organisations communautaires, pour la mise en place d’un service public d’eau potable dans les quartiers défavorisés de Port-au-Prince. Suite au séisme du 12 janvier 2010, il s’est trouvé confronté à un contexte d’urgence, bouleversant complètement ses actions et modifiant le paysage de ses interventions. Comment une ONG de développement implantée de longue date à Port-au-Prince s’est-elle positionnée face à ce contexte d’urgence extrême ? Quelles ont été ses relations, en termes de complémentarités mais aussi de concurrence, et sa plus value par rapport aux autres acteurs ? Quels ont été ses principes d’intervention dans un contexte ne facilitant pas les actions de développement à long terme ?

 Introduction

Intervenant en Haïti depuis plus de 15 ans en appui aux pouvoirs publics pour la mise en place d’un service public d’eau potable dans les quartiers défavorisés de Port-au-Prince, le Gret [1] s’est trouvé confronté, suite au séisme du 12 janvier 2010, à une situation d’urgence qui a totalement bouleversé ses actions et l’a amené à questionner son positionnement.

Le Gret soutient des processus de développement de long terme et appuie l’évolution des politiques publiques dans de nombreux pays. Il n’a donc pas vocation à intervenir directe-ment dans des contextes d’urgence provoqués par des catastrophes naturelles de cette ampleur [2]. Néanmoins, étant un partenaire historique des acteurs publics du secteur de l’eau po-table en Haïti et des populations des quartiers défavorisés dont il a contribué à améliorer l’accès à l’eau et l’organisation collective, le Gret s’est mobilisé immédiatement en appui aux acteurs locaux.

Comment en tant qu’ONG de développement implantée de longue date à Port-au-Prince le Gret s’est-il positionné dans ce contexte d’urgence, entre acteurs locaux, institutionnels et sociaux, ONG internationales d’urgence et bailleurs de fonds ? Quelles ont été ses relations en termes de complémentarité mais aussi de concurrence, et sa plus value par rapport aux autres acteurs ? Quels ont été ses principes d’intervention dans un contexte centré sur une logique de réponse rapide à une situation dramatique, n’encourageant pas la construction de dispositifs institutionnels et d’actions de développement à long terme ?


[1] Groupe de recherche et d’échanges technologiques (cf. www.gret.org).

[2] Historiquement, le Gret est intervenu dans des situations de fin de crise et de relance économique, notamment au Cambodge, en Birmanie ou en République démocratique du Congo. Occasionnellement, il peut être confronté à des crises de plus ou moins grande ampleur dans certains pays où il intervient (par exemple crises alimentaires consécutives à des sécheresses récurrentes auxquelles est soumise la région de l’Androy à Madagascar ; crise suite au passage du cyclone Nargis en Birmanie).