Accueil | Newsletter | Caroline Grandjean

La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
Pictogrammme Sigmah Logiciel Sigmah
Pictogrammme Reaching Resilience

Reaching Resilience
Pictogrammme brochure Formation Environnement
Pictogrammme brochure Manuel participation
Pictogrammme COMPAS Méthode COMPAS
Pictogrammme globe terrestre "Mission Qualité"
Pictogrammme PRECIS Humatem Méthode PRECIS

Caroline Grandjean
Adjointe au directeur du Centre de Crise du MAE pour les questions humanitaires

Caroline Grandjean
Adjointe au directeur du Centre de Crise du MAE pour les questions humanitaires

Le Groupe URD fête cette année ses 20 ans. Pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus sur le rôle que vous avez pu jouer dans l’histoire du Groupe URD ?

J’ai été fonctionnaire au MAE (Ministère des Affaires Etrangères) de 1993 à 2013, et mes tropismes ont fait que de 2003 à 2013 j’ai occupé des postes axés sur l’action humanitaire et ses problématiques, ce qui m’a amenée à croiser et à connaître le Groupe URD depuis 2003, alors qu’il fêtait ses 10 ans d’existence.

Si vous deviez décrire brièvement/en un mot le Groupe URD ?

Je dirais qu’il s’agit d’un groupe dirigé par une équipe motivée, partant d’une connaissance ancienne, profonde et précise du terrain pour analyser et tenter de comprendre les enjeux qui traversent le champ humanitaire.

Quelle est votre perception du Groupe URD ? Comment percevez-vous son rôle, son positionnement, ses spécificités ?

C’est un groupe atypique, qui ajoute à ses compétences techniques ou même scientifiques une grande aptitude à capter l’air du temps, et aussi une très bonne maitrise de la communication. Tel que je l’ai vu, ce groupe m’a paru reposer principalement sur l’équipe de ses deux dirigeants principaux, équipe parfaitement complémentaire. Le Groupe URD me semble avoir été très jalousé à la fois par les ONG et par les universitaires, puisqu’il se situe en quelque sorte au confluent de ces deux mondes ; mais il me paraît avoir aujourd’hui dépassé ces rivalités.

Avez-vous une anecdote à partager ?

J’en citerai plusieurs…

En 2004/2005, le Groupe URD avait parfaitement capté la grande attirance de l’Union européenne pour l’évaluation, sous l’influence grandissante anglo-saxonne. Il avait alors apporté sur un plateau des éléments parfaitement pertinents sur cette question à la Délégation à l’Action Humanitaire (DAH) du ministère des Affaires étrangères où j’étais alors sous-directrice , ce qui avait permis à la délégation française de briller à Bruxelles, à la surprise de nos partenaires qui croyaient la France jusqu’alors tout à fait rétive à cette discipline.

Autre souvenir international, la présentation de François Grünewald à Genève d’une étude réalisée au Tchad, en anglais, pour le compte de la délégation britannique. J’étais un peu « fumasse » de son apparente indifférence à la francophonie, mais fière malgré tout du petit frenchie.

Je reste aussi marquée par le souvenir de Véronique de Geoffroy à la Conférence Nationale Humanitaire organisée en novembre 2011 par le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères, avec l’aide substantielle du Groupe URD, qui s’était alors livrée à l’exercice difficile de la synthèse finale des débats, tellement brillamment qu’elle avait semblé séduire le ministre lui-même, Mr Juppé.

Comment envisagez-vous le futur du Groupe URD ? Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

L’avenir du Groupe URD ? Européen, et international à coup sûr. Je le verrai un peu comme un groupe de sages, apportant comme maintenant des réponses si possible novatrices aux questions (nouvelles ou traditionnelles) qui apparaissent, et occupant aussi une position de médiateur entre les intérêts différents des acteurs humanitaires (Etats, agences onusiennes et européennes, ONG, fondations, universitaires).