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La revue du Groupe URD

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Christophe Gadrey
Responsable géographique au sein de la DG ECHO

Christophe Gadrey
Responsable géographique au sein de la DG ECHO

Le Groupe URD fête cette année ses 20 ans. Pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus sur le rôle que vous avez pu jouer dans l’histoire du Groupe URD ?

Je suis Responsable géographique à la DG ECHO depuis 6 ans. J’ai travaillé pour le Tchad, Haïti et maintenant le Bangladesh et le Népal. J’ai été en contact avec le Groupe URD dès mon arrivée à la DG ECHO, mais je les connaissais auparavant car mes parents ont une maison à Buis les Baronnies. Le monde est décidemment petit dans ce métier.

Si vous deviez décrire brièvement/en un mot le Groupe URD ?

Dans le travail que j’ai pu conduire avec le soutien du Groupe URD, j’ai été marqué par l’engagement de l’équipe, la capacité opérationnelle de ses membres sur le terrain, qui ont une grande faculté d’adaptation au contexte et un excellent contact avec toutes les organisations humanitaires des plus petites aux plus grandes. Ils disposent de bons réseaux dans les pays dans lesquels ils travaillent, ainsi qu’un lien intéressant entre la réflexion politique et théorique, et les opérations concrètes qu’ils mènent sur le terrain.

Quelle est votre perception du Groupe URD ? Comment percevez-vous son rôle, son positionnement, ses spécificités ?

Il existe très peu de structures en France qui soient en capacité d’animer la recherche sur l’aide humanitaire (comparé aux think tanks anglo-saxons). Le Groupe URD a une approche structurelle un peu différente de l’humanitaire et j’aime à penser qu’ils participent à préserver une approche « à la française » dans la diversité du mouvement humanitaire.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Mon anecdote est le souvenir de discussions absolument enflammées à N’Djamena avec les équipes du Groupe URD. J’avais énormément apprécié la qualité de nos échanges, de nos discussions. J’ai eu l’impression de partager une réflexion sur ce qu’ECHO devait faire au Tchad. La mission au Tchad en 2007/2008 restera un réel moment de plaisir intellectuel.

Comment envisagez-vous le futur du Groupe URD ? Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

Je considère que le positionnement du Groupe URD est bon. En tant qu’organisation, cette idée de « think tank à la française » enraciné dans le terrain est nécessaire. Le Groupe URD est ancré dans des actions opérationnelles, avec des personnes sur le terrain qui ne volent pas à 5 000 pieds au dessus des problèmes. Il faut réussir à préserver cela. Je regrette qu’ils n’aient pas une capacité à avoir un « marketing de la pensée ». Pour que les idées du Groupe URD avancent, il faut trouver de bons médias pour mieux communiquer.

Je trouve également que Humanitaires en Mouvement est une revue intéressante ; c’est une bonne idée de l’avoir traduite en anglais et en espagnol.

Enfin, je me demande dans quelle mesure la production du Groupe URD se traduit dans les réflexions des bailleurs de fonds ? Quel est l’impact dans le travail d’organisations comme ECHO ?