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Entre Urgence et Développement : le cas d’Haïti

Plus de deux ans après le séisme qui a frappé Haïti, Resacoop, le Collectif Haïti Rhône Alpes et le Groupe URD ont co-organisé un atelier portant sur le thème : le lien Urgence – Développement : le cas d’Haïti. Ainsi le 27 avril se sont réunis à Lyon une cinquantaine de professionnels et bénévoles pour échanger et réfléchir sur ce thème.

Face aux critiques sur la gouvernance de l’aide internationale en Haïti après le séisme de janvier 2010, mais également aux questionnements sur le degré d’anticipation et de préparation des acteurs dans ce pays régulièrement touché par des catastrophes naturelles (cyclones, inondations, etc.), il apparaissait nécessaire aux acteurs de l’aide de tirer les leçons de l’expérience et de les partager entre acteurs du développement et de l’urgence.

Cette réflexion sur le lien urgence-développement entamée il y a près de 20 ans, et qui donna naissance au Groupe URD, avait besoin d’être réactualisée afin d’améliorer la portée des actions de solidarité internationale menées par les ONG rhône-alpines de développement et d’urgence, et de favoriser le dialogue et la coordination des acteurs travaillant en Haïti.

La journée, jugée intéressante par l’ensemble des participants, a été organisée en deux temps. En matinée des apports contextuels et conceptuels ont été apportés par les étudiants haïtiens et le Groupe URD.

La partie animée par le Groupe URD à été l’occasion de revenir sur des notions phares telles que :

  • Le lien entre urgence et développement, avec les convergences et divergences de vues et d’actions ;
  • Le besoin de bien comprendre ce que sont les notions d’aléa, de risque, d’anticipation, de prévention et préparation aux désastres, et de mettre en œuvre les actions appropriées à chaque situation ;
  • L’importance de travailler sur le lien urgence – développement pour renforcer la résilience des individus, collectivités et institutions.

Des ateliers thématiques d’échanges sur les points de blocage et propositions d’action pour mieux anticiper les risques et renforcer les capacités des populations ont permis dans l’après midi de faire ressortir le besoin des ONG de développement d’approfondir leur connaissance et maîtrise du lien urgence-développement et développement-urgence, et de la prévention des crises.

Il ressort globalement de la journée que les ONG de développement doivent mieux prendre en compte la prévention et préparation face aux désastres, et que les ONG d’urgence doivent concevoir leurs actions de court terme en prenant mieux en compte le long terme, le développement.

De manière générale, tous ont intérêt à prêter plus d’attention aux connaissances locales, à renforcer la légitimité des autorités locales et éviter autant que possible la substitution pour se positionner plus en accompagnement des actions et dynamiques locales, et viser l’amélioration de la résilience des populations.

Il était intéressant de voir que pour une fois depuis longtemps, des acteurs du développement s’emparent du sujet du lien urgence-développement dans l’optique de mieux articuler actions de développement et d’urgence.

Voir les activités de l’Observatoire du Groupe URD en Haiti