La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
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Reaching Resilience
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Editorial

Si le temps de la crise humanitaire aigue est bel et bien révolu et que la place a été cédée aux interventions de développement durable, le dialogue entre les acteurs demeure nécessaire pour s’entendre sur les priorités et assurer des passerelles entres les programmes d’urgence et de développement. Le plan d’action humanitaire s’élevait à 1.1 milliard de dollars, après le séisme, pour graduellement diminuer à 62 millions, en 2012 et 65 millions en 2013 [1]. Quant à la présence des ONG humanitaires, celle-ci a également considérablement diminuée pour passer de 515 organisations enregistrées auprès de OCHA, fin 2010, à 117, fin 2013 [2].

La situation urbaine haïtienne en 2014, quatre ans après l’impact du séisme, tâtonne encore dans une phase de transition pour toutes les actions à mener sur les différents quartiers de la Métropole de Port-au-Prince. La ville est en reconstruction physique et institutionnelle et la vision globale et les actions à mener semblent ne pas être tout à fait définies.

Chaque acteur fait face un double défi, vis-à-vis des financeurs et des bénéficiaires (interventions et résultats) et vis-à-vis des structures ou institutions nationales (modalités des interventions).

Nous vous proposons dans cette Lettre 3 articles portant sur différentes leçons tirées des interventions mises en œuvre. La première concerne les défis des interventions multiples en zone urbaine ; la seconde et la troisième portent sur l’eau : le lancement du référentiel technique national par la DINEPA et un outil socio-culturel élaboré pour la FICR.

Enfin, tel qu’annoncé en début d’année, nous sommes allés à la rencontre de notre lectorat pour mieux comprendre ses attentes. Nous vous communiquerons ces données en détail dans un prochain numéro mais déjà la tendance nous conforte dans les options prises jusqu’à présent. Une difficulté majeure subsiste néanmoins : les évaluations conduites sur les programmes ou projets restent très peu accessibles ou diffusées.

L’un des axes importants de l’Observatoire, via la Lettre, est d’assurer la diffusion des leçons apprises et des bonnes pratiques tirées des évaluations au sein de la communauté de l’aide, des bailleurs et des institutions nationales. Pour améliorer collectivement nos pratiques, il est essentiel d’apprendre et de partager des expériences passées. Cela permet d’éviter de refaire les mêmes erreurs et d’éventuellement garantir aux populations une amélioration continue de la qualité de l’aide : c’est pourquoi les travaux d’évaluations, les leçons qui en sont tirées doivent absolument être mutualisées.

C’est tout l’enjeu de l’Observatoire : merci de nous aider à assurer une amélioration de nos pratiques à tous et toutes en nous communiquant les résultats de vos évaluations : ifortin@urd.org