Accueil | Publications | Humanitaires en mouvement | Humanitaires en mouvement n°12 - Numéro spécial "Environnement" | État d’avancement de l’intégration de l’approche environnementale dans le secteur (...)

La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
Pictogrammme Sigmah Logiciel Sigmah
Pictogrammme Reaching Resilience

Reaching Resilience
Pictogrammme brochure Formation Environnement
Pictogrammme brochure Manuel participation
Pictogrammme COMPAS Méthode COMPAS
Pictogrammme globe terrestre "Mission Qualité"
Pictogrammme PRECIS Humatem Méthode PRECIS

Humanitaires en mouvement n°12, N° spécial " Environnement "

État d’avancement de l’intégration de l’approche environnementale dans le secteur humanitaire
Ashley Lynn Bevensee & Kumari Rita Dhakal

Du fait de la nature complexe et urgente des crises humanitaires, la prise en compte des questions environnementales est souvent inexistante ou minimisée dans les processus de réponse. Quels sont les mécanismes, les politiques et autres outils existant actuellement et quelles actions restent à entreprendre pour mieux intégrer l’aspect environnemental dans la réponse humanitaire ? Comment s’appliquent-ils dans le contexte d’une catastrophe ?

La nature complexe des actions humanitaires, ainsi que l’urgence qu’il y a à fournir une assistance de base telle que de la nourriture, un abri et de l’eau à ceux affectés par la crise, débouchent souvent sur une absence de considération des questions environnementales. Cette lacune peut conduire à de graves dégradations sur le plan environnemental et sur la diminution des ressources naturelles qui soutiennent la vie et les moyens de subsistance. L’augmentation du nombre et de la durée des crises prolongées ces dernières années a exacerbé les problèmes de mauvaise gestion des ressources naturelles ainsi que les dégâts environnementaux, les rendant en outre plus apparents.

L’efficacité de l’aide humanitaire dépend fondamentalement de la qualité et de la disponibilité des ressources naturelles ; pourtant, l’aide humanitaire néglige souvent de traiter les problèmes environnementaux, qu’ils soient issus d’actions anthropogènes ou de phénomènes climatiques. Or l’attention portée à l’environnement peut aider à protéger les vies, les moyens de subsistance et les futures générations.

Cet article étudie comment les questions environnementales sont considérées aujourd’hui dans l’action humanitaire, par le biais de divers mécanismes, politiques et mandats. Des solutions sont également proposées pour tenter de réduire les impacts négatifs potentiels de l’assistance humanitaire et de mieux promouvoir un relèvement durable. Le typhon Bopha qui a frappé Mindanao aux Philippines en 2012 est un bon exemple pour illustrer la façon dont les questions environnementales peuvent être traitées efficacement dans les phases d’aide humanitaire et de relèvement.

L’environnement est la somme de toutes les conditions externes affectant la vie, le développement et la survie d’un organisme : les conditions physiques qui affectent les ressources naturelles (climat, géologie, dangers) et les services écologiques qui les soutiennent (par exemple le carbone, les nutriments et les cycles hydrologiques) [1]. Une urgence environnementale est définie comme une catastrophe ou un accident soudain résultant de facteurs naturels, technologiques ou humains, ou d’une combinaison de ces derniers, qui causent ou menacent de causer des dommages environnementaux graves et d’affecter la santé humaine et/ou les moyens de subsistance [2]. Les séismes, les inondations, les accidents industriels, les fuites chimiques et les conséquences secondaires des conflits sont des exemples d’urgences environnementales.

 

Environnement

[1] PNUE, Du conflit à la pacification : le rôle des ressources naturelles et de l’environnement, 2009.

[2] Conseil d’Administration du PNUE, 13 novembre 2002.