La revue du Groupe URD

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Etude sur Sécurité et aide humanitaire en Haïti
Arnaud Dandoy, Caroline Broudic, Juin 2013

La question de la sécurité en Haïti a fait l’objet d’un article dans la Lettre de l’Observatoire n°4 publiée par le Groupe URD : « L’insécurité en Haïti : l’impossible dialogue ? ». L’idée était de poser les jalons d’une réflexion plus approfondie sur les règles sécuritaires des organisations internationales et son impact sur les interventions.

Dans le cadre des activités de l’Observatoire du Groupe URD en Haïti, une étude est actuellement en cours sur la "Sécurité et aide humanitaire en Haïti". Ce sujet est motivé par le constat que les règles sécuritaires auxquelles se soumettent les grandes organisations internationales (Agences des Nations Unies, ONG humanitaires [1], Bailleurs de fonds…) sont extrêmement strictes et ont été encore renforcées depuis le séisme. Peu d’ONG ont, par exemple, questionné le recours à une protection armée (armée américaine, Minustah, PNH) pour encadrer leurs distributions alimentaires aux lendemains du séisme. Le débat sur la militarisation de l’aide a été porté par quelques intellectuels (N. Chomsky, M. Chossudosky), mais très peu par les acteurs humanitaires : « La militarisation des opérations d’aide humanitaire affaiblira les capacités organisationnelles des Haïtiens de reconstruire et restaurer les institutions détruites du gouvernement civil » [2]. Par ailleurs, certains quartiers populaires sont en partie délaissés en raison des risques sécuritaires avérés ou perçus. L’étude tentera de porter un éclairage sur les fondements de ces dispositifs sécuritaires et sur les possibles contradictions avec certains principes humanitaires tels que la non-discrimination, la neutralité ou encore l’accès direct aux populations.


[1] Il est à noter que les dispositifs sécuritaires mis en place par les ONG humanitaires sont nettement plus contraignants que ceux des ONG de développement. Il sera donc ici essentiellement question des ONG humanitaires.

[2] Michel Chossudovsky, janvier 2010.