Le Groupe URD met en place un processus d’évaluation itérative sur deux ans des projets mis en place en Haïti par les partenaires suisses de la Chaine du Bonheur, suite à la catastrophe du 12 janvier 2010. Après avoir réalisé une analyse transversale du contexte, il s’agira d’évaluer l’avancement des projets, afin de favoriser un meilleur suivi, d’identifier d’éventuels besoins de modifications et de créer des synergies entre les partenaires, en favorisant un apprentissage commun.
Qu’est ce que la Chaine du Bonheur ?
Créée en 1946, la Chaîne du Bonheur (Swiss Solidarity (SwS)) est le système de collecte et de solidarité humanitaire de la Suisse. Elle lance des campagnes de collecte de fonds fortement relayées par les médias, avant de redistribuer les fonds collectés à des projets d’aide menés par une trentaine d’associations agréées, en respectant une stricte stratégie de répartition (15% pour l’aide d’urgence, 70% pour la reconstruction et la réhabilitation, 15% pour le développement durable).
Afin d’assurer une confiance maximale des donateurs, elle procède à la fois à un contrôle du financement et de la réalisation des projets qu’elle soutient ainsi qu’à une information régulière du grand public quant à l’utilisation des fonds collectés.
Un lien fort avec Haïti
C’est dans ce cadre que la SwS a décidé de mettre en place un système de suivi pour les projets de réhabilitation et de reconstruction en Haïti, et de faire appel au Groupe URD. Le séisme en Haïti représente en effet la troisième plus grande collecte de l’histoire de la fondation. La population suisse a depuis de nombreuses années un lien fort avec Haïti. Pour preuve, 16 des 30 partenaires de SwS répondent à la catastrophe et de nombreuses petites organisations offrant des soutiens ciblés à Haïti se manifestent. La majorité des organisations d’entraide suisses agréées (OE) étaient déjà présentes en Haïti et sont directement, où via leur partenaire local, touchées par la catastrophe.
Un processus d’évaluation itérative multi-projet sur deux ans
Ce projet d’évaluation itérative doit se dérouler sur une période de deux ans, avec des missions espacées tous les 6 mois, afin d’être à même de soumettre des recommandations en temps réel et d’en suivre les effets sur l’évolution des programmes et des contextes.
Ce travail porte sur 5 à 6 grands projets, principalement dédiés à des activités de reconstruction d’habitations permanentes en milieu rural, mais aussi, dans un second temps, de (re)construction d’infrastructures, d’eau et assainissement puis de relance économique.
Il s’agira de faire une analyse transversale du contexte et de l’avancement des projets (contexte, management, degré de réalisation, de potentiel d’adaptation dans la durée, etc.), afin de favoriser un meilleur suivi des projets, d’identifier d’éventuels besoins de modifications et d’assurer une utilisation effective et efficace des ressources au sein du fonds séisme Haïti.
A coté de l’accompagnement, cette évaluation itérative vise à créer des synergies entre les partenaires, en favorisant un apprentissage commun.






