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La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
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Reaching Resilience
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Pictogrammme brochure Manuel participation
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Francis Charhon
Directeur Général de la Fondation de France

Francis Charhon Directeur Général de la Fondation de France

Le Groupe URD fête cette année ses 20 ans. Pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus sur le rôle que vous avez pu jouer dans l’histoire du Groupe URD ?

La Fondation de France a une activité internationale sur des urgences mais aussi des activités de développement. Nous avons toujours été intéressés par les activités de capitalisation, d’évaluation et de partage. Le Groupe URD avait ainsi dès le début des objectifs similaires aux nôtres, auxquels s’ajoutait une capacité de publication que nous n’avions pas et qui nous semblait tout à fait pertinente. À partir de 1999, lors de la phase de réponse humanitaire suite à l’ouragan Mitch, nous avons commencé à financer le Groupe URD.
Nous avons ensuite eu une relation assez continue, sur différents sujets, comme le COMPAS Qualité, l’édition du manuel de la participation ou encore l’évaluation des urgences en Haïti. Je dirai même une convergence de pensée… Le Groupe URD possède un certain recul qui nous parait essentiel. Nous le soutenons donc financièrement et l’invitons régulièrement à participer à des évènements.

Si vous deviez décrire brièvement/en un mot le Groupe URD ?

J’apprécie cette recherche d’innovation, la capacité à trouver des voies inhabituelles, et la mise en réseau des acteurs. Le tout n’est pas d’agir, mais de réfléchir sur quoi on agit, pourquoi et comment. Il est primordial d’anticiper et de capitaliser. Le travail que nous avions fait suite à l’ouragan Mitch a par exemple été utile pour la gestion de crise suite au Tsunami de 2005.Le Groupe URD a su mettre en réseau des acteurs.

Quelle est votre perception du Groupe URD ? Comment percevez-vous son rôle, son positionnement, ses spécificités ?

Sa volonté d’avoir un regard extérieur indépendant est importante. Lorsque l’on a une éthique de l’évaluation et de la qualité, il est important d’être indépendant. De même, le site Internet permet le partage d’information et la mise à disposition d’études. Je trouve également la revue Humanitaires en Mouvement tout à fait intéressante, notamment car elle est bilingue, sort beaucoup du champ franco-français, et apporte ainsi un regard international. Les ONG françaises ont aujourd’hui besoin de davantage d’ouverture sur l’extérieur, et à cet égard, le Groupe URD aide à structurer la pensée.

Comment envisagez-vous le futur du Groupe URD ? Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

Le Groupe URD a selon moi une place importante, totalement spécifique en France, et indispensable. L’avenir est de faire valoir auprès de tous ceux avec qui il travaille que son utilité est importante. C’est une question de moyens pour mieux faire valoir leur importance. En France, peu de gens écrivent, mais le Groupe URD le fait. Les écrits restent. Il manque en France des centres de réflexion sur l’action humanitaire, le Groupe URD est en ce sens très important.