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Humanitaires en mouvement n°7, N° spécial " Haïti "

Focus sur Haiti : le passé et le présent éclairent le futur

 Les Haïtiens face à la catastrophe


BENJAMIN LABARTHE, Elyette ; DUBESSET, Eric. Emancipations caribéennes : Histoire, mémoire, enjeux socio-économiques et politiques. L’HARMATTAN, novembre 2010. 320 P.
Cet ouvrage s’attache à revisiter, par une approche pluridisciplinaire, la question de l’émancipation dans ses différentes déclinaisons sociale, économique, juridique, politique, voire géopolitique. Toutes les tentatives libératoires sont ici convoquées, car elles soulèvent une série d’interrogations particulièrement pertinentes du côté de la Caraïbe. D’une part, dans quel contexte historique et politico-économique les premières expériences d’émancipation(s) ont-elles été amorcées ? Quels ont été les pesanteurs et les handicaps ayant pu entraver leur concrétisation ? Si pareil processus a bien eu lieu dans l’espace caribéen, qu’en est-il aujourd’hui à l’approche de la commémoration du bicentenaire des premières indépendances ibéroaméricaines ? Par ailleurs, à considérer que l’émancipation soit un processus permanent et donc toujours à l’œuvre à l’échelle de la Caraïbe, s’effectue-t-elle sur un mode individuel ou collectif ? Enfin, l’espace caribéen enregistre-t-il des expériences innovantes semblant s’inscrire dans le cadre d’une émancipation et pouvant ainsi servir de modèle ? C’est à cet ensemble de questions que le recueil tente d’apporter des éléments de réponse en partant de l’histoire et de la mémoire, pour ensuite aller sur le terrain de l’actualité (résumé de l’éditeur).

BERG, Louis-Alexandre.
Crime, politics and violence in Post-earthquake Haiti. UNITED STATES INSTITUTE OF PEACE, 28 septembre 2010. 4 P.
Disponible sur : http://www.usip.org/files/resources/PB%2058%20-%20Crime%20Politics%20and%20Violence%20in%20Post-Earthquake%20Haiti.pdf
Une hausse de la criminalité et un sentiment d’insécurité grandissant au sein de la population haïtienne sont à noter depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Ceci notamment à Port-au-Prince, en raison de l’évasion de prisonniers durant la catastrophe et la formation de groupes armés dans les quartiers les plus vulnérables et dans les camps de déplacés où les femmes représentent des cibles faciles. Les élections et les divers processus politiques risquent d’être altérés par ces facteurs de violence et d’insécurité qui ne font que s’ajouter à la pauvreté chronique, la faiblesse du gouvernement et les inégalités sociales et économiques. Avant le séisme, la criminalité connaissait une période de décroissance due à un effort politique, un investissement à améliorer les conditions de vie des populations installées dans les quartiers sensibles et des opérations de répressions. Pour reconstruire le pays, il est nécessaire de placer des ressources importantes dans l’éradication de la violence en s’attaquant à la source de celle-ci.

BERROUET, Sarah ; BOLIVAR, Faubert ; BOUTAUD DE LA COMBE ; CASTERA, Georges and al. Haïti : Parmi les vivants. ACTES DU SUD, mai 2010. 181 P.
"Que peut la littérature devant l’ampleur du drame ? Rien, mais surtout pas se taire." Certains des auteurs qui interviennent ici ont écrit dans l’immédiateté du séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier 2010. D’autres, dans les semaines suivantes, ont voulu révéler (parfois à demi-mot) l’impact de cette catastrophe dans leur vie, leur imaginaire, leur citoyenneté, leur identité. Ensemble, ces témoignages publiés à chaud par Le Point et ces textes de création ne prétendent rien d’autre qu’exprimer une nécessité : Haïti parmi les vivants. Ce livre est le fruit de la collaboration du magazine Le Point, des éditions Actes Sud et de l’Atelier Jeudi soir à Port-au-Prince. Il est publié et vendu au profit de la reconstruction culturelle et éducative en Haïti (résumé de l’éditeur).

CHAUDENSON, Robert. Goudou Goudou : Haïti : une année de terreurs, d’erreurs et de rumeurs. L’HARMATTAN, janvier 2011. 222 P.
Goudou Goudou " est le terme créole que le peuple haïtien a forgé pour désigner le terrible séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit la capitale Port-au-Prince et sa région, en faisant plus de 250 000 victimes. Cette gigantesque catastrophe ne pouvait donc être simplement nommée " trammeman n’tè ", comme un tremblement de terre ordinaire, dont l’histoire géologique d’Haïti a connu d’autres exemples. On a donc, pour ce séisme exceptionnel, créé un nom spécifique, issu d’une onomatopée, donnant l’image motrice et phonique d’un grand mouvement du sol. " Goudou Goudou ". Haïti : une année de terreurs, d’erreurs et de rumeurs restitue, au fil des mois de l’année 2010, mes sentiments, mes impressions, mais aussi mes indignations ou colères devant les malheurs successifs d’un pays que je connais depuis des décennies. En dépit de l’émotion universelle du début et des promesses d’aide et d’assistance venues alors de toutes parts, les effets de la catastrophe sont bien loin d’être effacés ou même atténués, cyclones et choléra étant venus s’ajouter au désastre. Du côté des médias français, les erreurs d’appréciation et de jugement se sont multipliées ; ce livre signale les plus criantes et tente de donner sur Haïti une information un peu plus sûre. Du côté de l’aide aux Haïtiens, les bévues n’ont pas manqué non plus, si bien intentionnées qu’elles aient parfois été. Là-bas, les rumeurs, fugaces ou prolongées, se sont aussi multipliées et continuent, le choléra d’abord, puis les élections présidentielles tendant à les favoriser encore. Le point positif tient aux extraordinaires capacités de courage et de vaillance (on dirait aujourd’hui de résilience) du peuple d’Haïti. Comme il aime à le dire lui-même : " Kenbe fèm ! Pa lage ! (résumé de l’éditeur).

LAFERRIERE, Dany. Tout bouge autours de moi. GRASSET, janvier 2011. 192 P.
Le 12 janvier 2010, Dany Laferrière se trouvait à Port-au-Prince. Un an après, il témoigne de ce qu’il a vu. Sans pathos, sans lyrisme. Des "choses vues" qui disent l’horreur, mais aussi le sang-froid des Haïtiens. Que reste-t-il quand tout tombe ? La culture. Et l’énergie d’une forêt de gens remarquables (résumé de l’éditeur).

MIGRATION AND REFUGEE SERVICES. The displaced of Haiti : long term challenges and needed solutions. COMMITTEE ON MIGRATION OF THE UNITED STATES CONFERENCE OF CATHOLIC BISHOPS, août 2010. 16 P.
Disponible sur :
http://www.reliefweb.int/rw/RWFiles2010.nsf/FilesByRWDocUnidFilename/VVOS-89QMHL-full_report.pdf/$File/full_report.pdf
9 mois après le tremblement de terre, 1,3 millions de personnes se trouvent encore à vivre dans des camps de fortune, la reconstruction du pays avançant lentement, laissant ainsi la population la plus vulnérable, y compris des enfants, dans le plus grand dénuement. Malgré une forte mobilisation de la communauté internationale au lendemain du séisme, les projets de reconstruction sur le long terme se font encore attendre, et bien que de nombreux efforts furent soulignés afin de protéger les enfants déplacés, peu de solutions ont été trouvées pour empêcher la séparation des familles et le trafic d’enfants.

MUNRO, Martin. Haiti rising : Haitian history, culture and the earthquake of 2010. UNIVERSITY OF THE WEST INDIES PRESS. UNIVERSITY OF LIVERPOOL PRESS, janvier 2011. 200 P.
Le tremblement de terre du 12 janvier a mis Haïti sur le devant de la scène internationale. Pays à l’histoire riche, première république noire et premier pays à se libérer de l’impérialisme européen en Amérique latine, Haïti doit se reconstruire sans oublier sa culture. Pour cela les témoignages des rescapés du tremblement de terre, la connaissance de la politique, de l’histoire, de l’art et de la culture du pays sont un devoir pour tous ceux qui désirent aider Haïti.

NESMY, Saint Louis Rose. Le Vertige haïtien, réflexions sur un pays en crise permanente. L’HARMATTAN, décembre 2010. 338 P.
Partant d’une simple observation, la crise permanente du pays, l’auteur offre dans cet ouvrage des réflexions approfondies et une nouvelle approche de l’échec de l’Etat-nation et de la faiblesse chronique de la croissance économique en Haïti. Il illustre, au travers de fresques d’exposés et de recommandations, comment toute route menant à la démocratie véritable et à l’éradication de la pauvreté endémique en Haïti doit passer par l’établissement de l’Etat de droit et de la croissance économique forte et soutenue (résumé de l’éditeur).

ROBINSON, Randall. Haïti, l’insupportable souffrance. ALPHEE, février 2010. 315 P.
12 janvier 2010. L’une des catastrophes les plus meurtrières qu’on ait connues depuis longtemps s’abat sur Haïti. L’opinion mondiale s’émeut, évoquant le surnaturel. Malédiction ! Haïti serait-elle le pays damné de la terre ? Pourquoi ne s’intéresse-t-on jamais à cette nation, la plus pauvre d’Amérique, que pour parler des malheurs qui la frappent ? Pourquoi n’évoque-t-on qu’à voix basse son histoire, dont une longue partie est pourtant commune avec celle de la France ? L’histoire récente d’Haïti n’est pas moins ignorée. À en croire certains commentateurs, le premier président démocratiquement élu d’Haïti aurait démissionné en 2004. Une " démission " qui, d’après le récit palpitant et terrifiant qu’en livre ici Randail Robinson, témoin privilégié, ressemble plutôt à un coup d’État fomenté par l’administration Bush, avec le soutien de Dominique de Villepin. De même l’intervention américaine de 2010, sous prétexte humanitaire, n’est-elle pas une nouvelle occupation ? « Haïti, l’insupportable souffrance » nous donne toutes les clés permettant de décrypter l’après-tremblement de terre et, plus généralement, l’incroyable mépris que l’Occident affiche pour un pays qui, s’il se relève encore une fois, n’a pas fini de nous étonner (résumé de l’éditeur).

SAINT ELOI, Rodney. Haïti, Kenbe la. MICHEL LAFON, septembre 2010. 266 P.
« J’ai écrit ce livre pour faire taire en moi les fureurs du goudou-goudou, ce séisme désormais ancré dans les entrailles de tous les Haïtiens. Haïti, en plus de la violence de l’Histoire, de la misère, n’avait pas besoin de séisme. C’est une violence de trop. L’esclavage, la colonisation, l’exploitation, les occupations auraient amplement suffi. La nuit, je me sens balancé. La terre vacille au moindre mouvement. Je me mets à lire ou à écrire pour oublier que la terre, qui sait nourrir, peut aussi trembler et tuer. J’ai écrit ce livre pour dire que la vie ne tremble jamais. Un peuple debout cherche sa route, à la lueur des bougies. Un peuple debout cherche de l’eau et du pain, et enterre ses morts. Car les morts savent traverser les jardins et frapper aux fenêtres des rêves pour apporter aux vivants l’espoir » (résumé de l’auteur).