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La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
Pictogrammme Sigmah Logiciel Sigmah
Pictogrammme Reaching Resilience

Reaching Resilience
Pictogrammme brochure Formation Environnement
Pictogrammme brochure Manuel participation
Pictogrammme COMPAS Méthode COMPAS
Pictogrammme globe terrestre "Mission Qualité"
Pictogrammme PRECIS Humatem Méthode PRECIS

Jean de Lestrange
Desk – Refugiés Corne de l’Afrique au sein de la DG ECHO

Jean de Lestrange
Desk – Refugiés Corne de l’Afrique au sein de la DG ECHO

Le Groupe URD fête cette année ses 20 ans. Pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus sur le rôle que vous avez pu jouer dans l’histoire du Groupe URD ?

Je m’appelle Jean, je suis un ancien étudiant de François, j’ai fait le master de Créteil il y a quelques années. Désireux d’apprendre au contact de professionnels de l’humanitaire plus que sur les bancs de la fac, je me suis engagé en tant que bénévole pour le Groupe URD. Cela m’a permis rapidement de baigner au cœur des grands enjeux humanitaires, ouvrant grand mes yeux et mes oreilles à l’occasion de débats enflammés (notamment durant les Universités d’Automne de l’Humanitaire). J’ai également étayé mes capacités de "beurrage de sandwichs" dans cette ambiance unique et chaleureuse de la Fontaine des marins.
Plus tard, j’ai tenté d’adapter le COMPAS Qualité à la pratique sur le terrain, au Cambodge avec une ONG locale en lien avec Save the Children et Enfants&Développement. Je ne peux pas dire que cela fut un franc succès mais cela m’a permis de me "faire les dents".
De retour du Soudan, j’ai été recruté par la DG ECHO où je travaille depuis 3 ans, avec des liens plus indirects avec le Groupe URD.

Si vous deviez décrire brièvement/en un mot le Groupe URD ?

Je pense que le Groupe URD est un acteur important du paysage humanitaire, qui a ses qualités et ses défauts. Il stimule la réflexion, mais manque peut être parfois d’opérationnalité. L’organisation repose sur des ténors (comme François par exemple) ce qui peut être perçu comme un point fort ou faible selon les points de vue. Pour ma part, je pense que dès lors que le niveau d’ambition du Groupe URD reste mesuré (c’est-à-dire adapté à ses capacités limitées d’absorption de travail/études/évaluations/etc.) alors cette organisation est très inspirante dans le paysage humanitaire.

Quelle est votre perception du Groupe URD ? Comment percevez-vous son rôle, son positionnement, ses spécificités ?

C’est une plateforme qui essaye de rester active et au cœur des enjeux humanitaires, et il n’y en a pas beaucoup en France. La valeur ajoutée du Groupe URD est son réseau (ALNAP par exemple) et son expertise LRRD. Un travail énorme a été fait sur la remise en question de l’approche SPHERE. Malheureusement, la déclinaison de l’outil COMPAS n’a jamais réellement fonctionné – ou en tout cas appropriée par les acteurs humanitaires –, malgré toute la réflexion de qualité qu’il y avait derrière.

Avez-vous une anecdote à partager ?

L’idéal pour les 20 ans serait de reproduire un moment que j’ai connu il y a quelques années. Le Groupe URD avait fait un petit concert avec des percussions. Chacun avait pris un instrument, et il y avait là une sorte de métaphore de l’action humanitaire. Ce serait une bonne idée de refaire un petit concert pour les 20 ans ...

Comment envisagez-vous le futur du Groupe URD ? Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

Il y a des grands virages à prendre, mon souhait est que le Groupe URD y parvienne. Le positionnement est délicat, car le Groupe URD a faillit « mourir » plusieurs fois. Il faut trouver un équilibre, y compris dans le positionnement politique. Le Groupe URD a toujours eu une place un peu particulière au sein du MAE. Il n’est pas facile de trouver l’équilibre dans le lien avec le politique. L’augmentation des acteurs non traditionnels de l’aide humanitaire, les partenariats public/privé, la résilience sont des grands virages à prendre. Il faut surtout continuer à enrichir le réseau. C’est une dynamique très belle, mais fragile. J’ai été très content de participer à ces échanges ; mais il faut sans cesse trouver de l’énergie nouvelle pour ne pas s’essouffler.