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La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
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Reaching Resilience
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Pictogrammme brochure Manuel participation
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Joseph Dato
Directeur d’HUMACOOP, 23 ans d’engagement à Médecins Du Monde

Joseph Dato
Directeur d’HUMACOOP, 23 ans d’engagement à Médecins Du Monde

Le Groupe URD fête cette année ses 20 ans. Pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus sur le rôle que vous avez pu jouer dans l’histoire du Groupe URD ?

L’association que l’on a créée à Grenoble (HUMACOOP) s’est créée presque en même temps que le Groupe URD, en 1994. Nous avons organisé des colloques autour de la solidarité, et depuis 17 ans, nous invitons les membres du Groupe URD à faire des formations. Il y a toujours eu des ponts entre les deux. D’emblée, les gens du Groupe URD sont venus implémenter nos formations avec leurs propres marqueurs pédagogiques et techniques, leurs propres compétences. Des regards croisés.

Nous avons participé ensemble à des colloques, des conférences. Ce partenariat informel a traversé le temps. Ce sont des liens qui existent depuis 18 ans.

Il n’y a jamais eu de logique de compétition, les choses ont toujours été très faciles. Le champ de compétence, et les modules proposés par le Groupe URD sont complémentaires.

Si vous deviez décrire brièvement/en un mot le Groupe URD ?

Le Groupe URD représente un ensemble de compétences qui s’est très bien positionné sur des niches autour des questions humanitaires. Ils ne sont pas dans le mainstream général ; ils réfléchissent sur des concepts complémentaires aux nôtres. Ce n’est pas la boîte à outils traditionnelle. « Small is beautiful », c’est là leur force.

Je dirais aussi un groupe de militants experts qui travaillent sur des niches, qui effectuent un travail en finesse.

J’imagine qu’ils rencontrent de temps à autre quelques petits problèmes, des questions qui se posent au sujet des réponses à des appels d’offre qui mobilisent beaucoup de temps et d’énergie et qui nous prennent tous à la gorge.

Quelle est votre perception du Groupe URD ? Comment percevez-vous son rôle, son positionnement, ses spécificités ?

Je félicite le côté novateur du Groupe URD. Il travaille dans des espaces où les autres (MSF, Croix-Rouge, etc) ne travaillent pas. Il s’agit d’une approche fine et qualitative des choses. Leurs travaux sont très pensés.

Avez-vous une anecdote à partager ?

À chaque fois que je suis venu au Groupe URD, je n’ai jamais réussi à trouver ! J’ai demandé à François quand il comptait déménager, il m’a dit « jamais, on est bien ici, l’air est bon ». Le côté nid d’aigle, en face du mont Ventoux me paraît assez surréaliste. À chaque fois que je suis venu je me suis dit « mais qu’est ce que c’est loin ! ».

J’aime bien le Groupe URD, il y a des rapports humains. On partage des choses sans esprit de concurrence et de méfiance.

Comment envisagez-vous le futur du Groupe URD ? Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

Il faut qu’ils restent comme ils sont, mais sans oublier qu’il y a un danger, des risques de positionnement qui me paraissent réels, car il y a des mutations dans l’action humanitaire. Ce sont des mutations que l’on subit et non pas que l’on anticipe. Toujours plus d’énergie est dépensée vers les bailleurs et non les populations. Le Groupe URD est un facilitateur, un défricheur. J’espère qu’ils vont être écoutés, et que leur approche va jouer en leur faveur.

Dans le grand « mainstream humanitaire », le Groupe URD a une place singulière, que je lui souhaite de garder.

Longue vie au Groupe URD !