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L’humanitaire et son interaction avec les acteurs militaires
août 2007 - janvier 2008, pour la DAS / MINDEF

Le Groupe URD a mené une étude pour le ministère de la Défense français sur le partage de l’information entre militaires et humanitaires, et la réforme du système humanitaire des Nations unies.

 Les relations civilo-militaires, une problématique complexe

La présente série d’études s’appuie sur l’analyse de l’évolution des conflits et des réponses internationales à ces situations durant ces deux décennies de l’après guerre froide. On constate notamment une augmentation des interventions des armées dans la gestion de conflit ou des opérations humanitaro-logistiques de grande ampleur, ainsi qu’une évolution des caractéristiques des conflits, avec l’implication croissante d’acteurs civils dans ces conflits et dans l’action humanitaire. En outre, l’importance qu’accorde l’opinion publique aux images de besoins humanitaires et la réaction croissante des pouvoirs publics à cette interpellation ont conduit à une augmentation et une diversification des intervenants dans le secteur humanitaire et à un rôle accru confié dans ce domaine aux militaires.

Dans ce cadre les acteurs humanitaires et militaires sont amenés à se côtoyer de plus en plus fréquemment. Cependant cette proximité ne doit pas faire oublier les différences structurantes entre ces deux types d’acteurs :

  • Des natures différentes : émanation de la société civile pour les ONG, bras armé du politique pour les militaires. De ces natures différentes découlent des responsabilités et mandats diversifiés ;
  • Des compréhensions différentes de l’aide humanitaire : finalité pour les uns, moyen au service de l’atteinte d’objectifs politiques pour les autres (cf. doctrine des Actions Civilo-Militaires), avec parfois un recouvrement de fonction quand une opération militaire a pour but de sécuriser une zone ou d’apporter des moyens logistiques importants au service de la finalité humanitaire ;
  • Des domaines d’expertise et des compétences différentes assortis de moyens logistiques et humains contrastés ;
  • Des modes de prise de décision et de gouvernance différents.

 Contenus et objectifs des études menées

La première étude « Le partage de l’information entre militaires et humanitaires est-il possible ? Exemple de l’évaluation des besoins des populations sinistrées » s’est attachée aux éléments clés de l’analyse des contextes, des besoins des populations et des risques, ainsi qu’au partage d’informations – et possible partenariat – dans les situations où humanitaires et militaires se retrouvent ensemble sur le terrain.

La deuxième étude s’est quant à elle concentrée sur la compréhension des éléments clés de la réforme des Nations unies, et particulièrement de son système humanitaire.
Depuis plusieurs années, le système des Nations unies a entrepris d’importantes réformes de ses mécanismes de gestion des crises et de son système de réponse aux besoins humanitaires, qui ont un impact notable sur le fonctionnement du secteur, et notamment sur les relations civilo-militaires.
L’objectif de ce travail fut de réfléchir aux risques et opportunités, dans le cadre des différents mécanismes internationaux et européens, des présentes réformes, et notamment de la question des mécanismes de coordination et d’intégration de l’outil militaire.

Les principales parties prenantes ont été consultées dans le cadre de ce travail, à savoir les différentes branches du gouvernement français impliquées, le système des Missions Intégrées et les agences des Nations unies, le mouvement Croix-Rouge, des ONG françaises, anglo-saxonnes et espagnoles, des bailleurs bilatéraux et autres acteurs multilatéraux, comme l’OTAN, la Commission européenne, etc.