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La revue du Groupe URD

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Humanitaires en mouvement n°12, N° spécial " Environnement "

La gestion des ressources naturelles, un pilier fondamental pour la résilience des populations affectées par les crises
Blanche Renaudin & Bonaventure Sokpoh

Il existe un lien étroit entre un écosystème préservé, sa résilience et celle des populations qui en dépendent. Il est urgent d’inscrire la gestion des ressources naturelles au cœur des stratégies de résilience, en s’appuyant davantage sur des solutions existantes, empreintes de connaissances endogènes et d’innovations. Cela doit s’accompagner d’un engagement fort des gouvernements, des bailleurs, des acteurs et des populations, pour inverser le processus de dégradation du milieu naturel et renforcer la résilience des populations.

Depuis quelques décennies, la gestion des ressources naturelles et la protection de l’environnement font l’objet de préoccupations mondiales. Ceci est la conséquence d’une surexploitation des ressources naturelles, d’une urbanisation mal maîtrisée, mais aussi d’une industrialisation et d’un mode de production agricole souvent sources de pollution (chimique, gaz à effet de serre). Les acteurs de l’aide ne sont pas exempts de ces préoccupations puisque ces phénomènes ont des conséquences directes sur certains contextes d’intervention et affectent les populations qui y vivent. Par ailleurs, la nécessité d’intervenir à de multiples reprises dans un même contexte de crise interroge les acteurs quant à leur capacité à renforcer l’autonomie des autorités et des communautés face à de telles situations. Ces constats poussent à un changement de paradigme et placent la résilience au cœur de la stratégie de nombreux acteurs clés [1] et à l’interface de plusieurs types d’interventions, entre urgence et développement.

La résilience se définit comme la capacité d’un système, d’une communauté ou d’une société exposés à un danger de résister aux effets de ce danger, de les absorber et de s’y adapter de manière rapide et efficace, notamment par la préservation et la restauration de ses structures essentielles et de ses fonctions de base [2]. Préserver l’environnement et renforcer la résilience sont deux concepts permettant d’apporter une réponse à la question du risque de désastre, en veillant à préserver le potentiel existant du contexte en question et à renforcer les capacités à moyen et long terme des populations exposées. Les interactions entre ces deux concepts sont d’autant plus importantes que les populations les plus concernées par l’aide internationale sont également les plus fragilisées par un milieu environnant dégradé. D’où l’importance de sensibiliser les acteurs de l’aide pour davantage prendre en compte l’environnement dans les interventions visant le renforcement de la résilience.


[1] Union européenne, Banque Mondiale, USAID, DFID, les agences des Nations Unies, ONG.

[2] Terminologie pour la prévention des risques de catastrophe, 2009, UNISDR.