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La revue du Groupe URD

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La ville, refuge pour les déplacés internes ?
Agnès de Geoffroy

La fin de la guerre froide a laissé la place à un monde fractionné. Le nombre des déplacés internes répertoriés augmente dramatiquement depuis la fin des années 1980, reflet de crises complexes où les populations civiles sont de plus en plus exposées.

A l’heure de la mondialisation et de l’intensification des échanges internationaux, les déplacements forcés, produits par les crises et les conflits, sont un triste et terne écho des mobilités jugées ‘vertueuses’. Vis-à-vis de ces déplacements forcés internes, placés sous le signe de la contrainte et de la violence, la communauté internationale a progressivement adopté une attitude caractérisée à la fois par le rejet (fermeture des frontières et stratégie de containment des crises), et une volonté d’intervention croissante (mise en place d’un système de réponse au déplacement forcé, émergence d’un sentiment de responsabilité partagée de la communauté internationale avec l’État sur le territoire duquel se produit le déplacement). Depuis la fin des années 1990, les déplacés internes (Internally Displaced Persons, IDPs) émergent comme une nouvelle catégorie de population, faisant l’objet d’une réponse humanitaire spécifique mais aussi de nouvelles politiques à échelle des États concernés. L’étude comparée des cas de Bogotá (Colombie) et de Khartoum (Soudan) a permis dans un premier temps d’analyser la consistance que prend cette catégorie issue de la sphère humanitaire, et de dégager la forte influence idéologique et politique qui préside à sa construction dans deux contextes nationaux. Dans un deuxième temps, la comparaison a permis d’étudier les enjeux qui se nouent en ville autour de ces populations, les différentes gammes d’acteurs qui travaillent avec elles ainsi que les stratégies adoptées.