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La revue du Groupe URD

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Pistes d’amélioration de la qualité de la réponse humanitaire au Tchad
Olivia Collins - Florence Gibert - Julie Patinet - Bonaventure Sokpoh

La situation humanitaire à l’Est du Tchad pose des questions importantes sur l’espace humanitaire, la coordination, l’adaptation de l’aide aux différentes situations qui coexistent, etc. Certaines expériences innovantes et pistes de travail pour améliorer la qualité de la réponse humanitaire dans le domaine de l’environnement, de l’eau et assainissement et de la sécurité alimentaire / dynamique économique, sont aujourd’hui explorées.

La situation humanitaire au Tchad [1] présente actuellement un certain nombre de défis auxquels font face les acteurs humanitaires. L’instabilité y est permanente. Plusieurs situations coexistent, nécessitant des interventions humanitaires spécifiques (réfugiés, déplacés, populations résidentes). Les initiatives en faveur de l’autonomisation ou de soutien aux activités économiques des populations affectées représentent des défis plus ou moins importants selon les types de population et selon les régions. Enfin, la coordination de l’action humanitaire représente un défi quotidien pour l’ensemble des acteurs.

Pour renforcer la capacité d’analyse approfondie et continue du contexte ainsi qu’améliorer la qualité des réponses apportées par les acteurs de la solidarité internationale auprès des populations, le Groupe URD met en place au Tchad un programme innovant d’apprentissage collectif : l’Observatoire des Pratiques de l’Aide au Tchad (OPAT). Cet observatoire a démarré pour une première phase de 8 mois (de mars à octobre 2009) à travers le « Programme d’appui à l’apprentissage collectif et à l’amélioration de la qualité de la réponse humanitaire à l’Est du Tchad ».

Les principaux travaux de cet observatoire font apparaitre un certain nombre de points critiques dans la mise en place de l’aide humanitaire à l’est du Tchad.


[1] Depuis 2003, le Tchad accueille des réfugiés soudanais (environ 260 000) et centrafricains (environ 60 000) qui ont franchi la frontière à la suite des conflits sociopolitiques au Darfour et en République centrafricaine. Depuis 2005, les conflits ethniques internes et les entrées au Tchad (dans la région frontalière de l’Est du Tchad), des fauteurs de troubles soudanais ont provoqué des déplacements internes des populations tchadiennes. Près de 170 000 personnes sont encore sur les sites de déplacement. Depuis 2007, des mouvements des populations déplacées vers leurs villages de retour sont enregistrés dans certaines zones comme Koukou, Kerfi, Am Timan, etc.