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La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

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Quelle approche pour la mesure de la résilience ?
Valérie Léon & Coline Michon

 

Les piliers d’une méthode de mesure de la résilience

 

Compte tenu de ces multiples enjeux conceptuels et méthodologiques, le Groupe URD est donc impliqué depuis mi-2014 sur différents travaux [4] visant à mettre au point une méthode de mesure de la résilience qui soit pratique et utile pour les acteurs opérationnels.

Les principes qui doivent guider la conception d’une telle méthode de mesure sont la précision, l’adaptabilité, la reproductibilité, et une forme simple et pragmatique. En effet, celle-ci doit être accessible et s’avérer facile d’application pour les opérateurs terrain.

La méthode envisagée vise à suivre l’évolution d’un processus global, ce qui peut fournir des indications sur les liens entre l’impact des réponses de l’aide et les niveaux de résilience atteints, donc la performance globale des interventions, quels que soient l’approche, le secteur ou la modalité d’intervention.

Étant donné la complexité des débats et la variété des parties prenantes impliquées, le choix s’est imposé pour une approche consultative auprès des acteurs de l’aide. Au final, la démarche proposée pourra être adoptée par un ensemble d’opérateurs ou bien être révisée et utilisée en interne par des organisations afin de jauger les effets probables de leurs actions.

Contextualisation et reproductibilité. Un tel outil doit être « contextualisé » selon les spécificités du contexte et du domaine d’intervention (type de risques ou aléas, besoins, priorités et capacités inhérentes des populations et sociétés, etc.). Les pilotages réels menés (voir encadré) permettront de développer une méthode d’élaboration de type « générique », c’est-à-dire facilitant l’élaboration d’un outil de mesure spécifique à un contexte.

Une approche centrée autour des capacités des populations et pour l’usage des opérateurs. Les indicateurs choisis devront être compréhensibles à la fois par les acteurs de l’aide (urgence vs. développement) et idéalement par les populations concernées. En effet, l’outil est censé refléter leurs préoccupations et besoins prioritaires, ainsi que leurs capacités internes.

Pratique et pragmatique. Pour en assurer son accessibilité et sa facilité d’application (y compris vis-à-vis des populations), le nombre d’indicateurs qui compose toute sorte d’outil de mesure doit être limité (une vingtaine au maximum). En outre, les indicateurs choisis doivent être aisément mesurables (ou intégrables) au sein des mécanismes de S&E [5] existants (sans surcoût significatif). Ceci facilitera en outre une vision systémique du phénomène.


[4] En particulier, l’étude sur la mesure de la résilience pour la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (http://www.urd.org/Etude-sur-la-mesure-de-la), ainsi que le projet de renforcement de la capacité multi-acteurs en termes de relèvement rapide, actuellement en cours avec le PNUD (http://www.urd.org/Projet-de-renforcement-de-la).

[5] S&E : suivi et évaluation.