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La revue du Groupe URD

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Stéphanie Daniel-Genc
Chargée de mission à la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense

Stéphanie Daniel-Genc
Chargée de mission à la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense

Le Groupe URD fête cette année ses 20 ans. Pouvez-vous vous présenter et nous en dire plus sur le rôle que vous avez pu jouer dans l’histoire du Groupe URD ?

Je travaille à la DAS et j’ai rencontré le Groupe URD pour la première fois en 2005 lors de l’évaluation de l’aide publique française dans les pays touchés par le Tsunami. J’ai toujours eu une relation de commanditaire/prestataire avec le Groupe URD, mais en réalité, c’est bien plus que ça, puisque nous avons très régulièrement des échanges de fond sur les pratiques opérationnelles et sur l’actualité des crises.

Quelle est votre perception du Groupe URD ? Comment percevez-vous son rôle, son positionnement, ses spécificités ?

Le Groupe URD est un acteur très innovant en matière d’études et de recherche. Premièrement, c’est un vrai acteur de terrain, qui n’hésite pas à s’exposer au plus près des zones de crises. Son autre particularité est d’être un acteur qui diffuse le produit de ses recherches au profit de tous, contrairement aux pratiques habituelles.

Si vous deviez décrire brièvement/en un mot le Groupe URD ?

Je le décrirais comme un OVNI : on ne sait jamais si c’est un opérateur de terrain ou un centre d’études. Il se situe certainement entre les deux : on sent à la fois une grande expertise opérationnelle et en même temps une capacité à produire des savoirs et à porter la réflexion à bon niveau pour améliorer les pratiques.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Je me souviendrai toujours de la fois où François était venu au ministère en sandalettes et sac à dos présenter l’une de ses études. Il est capable de partir en Haïti avec un simple matelas et de s’adapter aux conditions les plus difficiles. Cette façon d’être avait séduit les uns et surpris les autres. En tout cas, l’approche du Groupe URD tranche avec les organismes d’études habituels.

Comment envisagez-vous le futur du Groupe URD ? Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

J’imagine que le Groupe URD va monter en puissance et devenir un organisme de plus en plus important, sollicité par les plus gros bailleurs internationaux. Evidemment, la contrepartie d’une telle croissance pourrait être de se déconnecter des réalités du terrain et se retrouver aspiré par la spirale technocrate des grands organismes d’aide. Mais je fais confiance à cette équipe, car on a vraiment besoin de chercheurs en sandalettes pour nous éclairer.