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La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
Pictogrammme Sigmah Logiciel Sigmah
Pictogrammme Reaching Resilience

Reaching Resilience
Pictogrammme brochure Formation Environnement
Pictogrammme brochure Manuel participation
Pictogrammme COMPAS Méthode COMPAS
Pictogrammme globe terrestre "Mission Qualité"
Pictogrammme PRECIS Humatem Méthode PRECIS

Humanitaires en mouvement n°12, N° spécial " Environnement "

Une équipe investie dans l’amélioration des pratiques humanitaires et la préservation de son environnement naturel
Blanche Renaudin & François Grünewald

Mots-clés: Point de vue /

Le Groupe URD a installé son siège dans une zone de petite montagne en Drôme Provençale face au mont Ventoux. Ce site isolé s’intègre dans un milieu naturel diversifié riche de ressources à préserver. Il subit parfois des aléas climatiques déstabilisant le milieu, pouvant conduire à des sécheresses, feux de forêt ou glissements de terrain. L’exposition aux risques naturels observés dans de nombreux pays dans lesquels le Groupe URD intervient fait écho à certains de ces phénomènes présents dans sa zone d’implantation. Face aux enjeux climatiques qui se multiplient ainsi qu’aux conflits liés à l’accès aux ressources dans de nombreux pays, la préservation du milieu naturel apparaît comme essentielle. Ainsi, en plus d’œuvrer depuis de nombreuses années à l’intégration de l’environnement dans le secteur humanitaire, le Groupe URD a fait le choix de la cohérence en veillant à diminuer son empreinte environnementale à travers des choix technologiques et comportementaux rigoureux.

 Face à la faible ressource en eau : économie, recyclage et collecte des eaux pluviales

La localisation isolée ne permettant pas d’être relié au réseau d’eau, l’alimentation provient d’un captage d’eau de source qui sert aux usages domestiques (boisson, sanitaire). Le débit de la source varie au cours de l’année allant jusqu’à subir des périodes de pénurie. Ainsi, afin d’assurer une disponibilité continue en eau, même lors d’évènements impliquant l’accueil d’une centaine de personnes, un système complémentaire de récupération d’eau de pluie a été mis en place, collectant l’eau des toits et alimentant un réseau de citernes.
Par ailleurs, dans une logique intégrée de gestion des risques, une entente s’est faite avec les pompiers afin que les réserves en eau leur soient accessibles en cas de besoin.

Les économies d’eau sont également un enjeu important : elles passent par la sensibilisation des acteurs présents et par la mise en place d’installations spécifiques.

  • Des toilettes sèches ont été installées permettant de réduire considérablement la consommation d’eau tout en valorisant les excréments comme éléments structurants et fertilisants du sol. Dans un souci pédagogique, deux sortes de toilettes sèches ont été construites :
    • les toilettes à compost : traitement des excrétas enrichis de matière carbonée (sciure de bois) par compostage (montée en température) ;
    • les toilettes à déshydratation : séparation des urines et des fèces à la source, les urines pouvant être directement utilisées comme matière fertilisante, et les fèces traitées par déshydratation et ajout alcalin (cendre de bois).
  • Un système d’assainissement par phyto-épuration a également été installé dans trois bassins successifs plantés de macrophytes, participant à la recharge de la nappe phréatique ainsi qu’à un écosystème vivant.
  • Les plantations bénéficient au maximum de systèmes d’irrigation par goute-à goute.

Un bassin récréatif utilise l’eau de source stabilisée, traitée par phyto-épuration (macrophytes) et mise en circulation par aération.