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Projet " Cartographie des risques non intentionnels "


Le Groupe URD lance une étude de " cartographie des risques non intentionnels futurs ", incluant les catastrophes environnementales, les risques urbains, les dangers d’épizooties, risques technologiques, crises économiques et alimentaires, etc.

Ce travail vise à améliorer la capacité d’anticipation, de planification et de préparation aux désastres. Il s’agira ainsi de réfléchir à un meilleur calibrage de la mobilisation des moyens financiers, institutionnels (instituts de recherche, protection civile, forces armées, Croix- Rouge, UNDAC, OTAN, bureaux spécialisés) et humains (y compris la politique de formation qui doit y être associée), tant pour les actions bilatérales que pour celles conduites dans les cadres multilatéraux (onusiens, transatlantiques -OTAN et sa réflexion sur les plans civils d’urgence ainsi que la mise en place du Centre Euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe – EADRCC) et européens (coordination des protections civiles européennes en déploiement en dehors des frontières de l’Union).

L’approche de l’analyse des risques, des vulnérabilités et résiliences des populations ainsi que leur cartographie intègre :
- une réflexion sur l’articulation entre les systèmes ‘mécaniques’ de veille et d’alerte (prévision à court terme), et ceux plus créatifs de scénarisation sur des pas de temps plus longs ;
- une réflexion plus large sur la vulnérabilité, la résilience et les opportunités pour renforcer cette dernière et diminuer, voire éviter des impacts trop dévastateurs des désastres sur les populations.

Cette étude est financée par la Direction des Affaires Stratégiques du Ministère de la défense.

L’espace humanitaire au Tchad


Le Groupe URD a été sollicité par le IASC (Inter Agency Standing Committee) pour soutenir le processus de réflexion sur l’espace humanitaire au Tchad.
Ce travail inclue différents types d’activités.
Des recherches bibliographiques se sont concentrées sur cinq thèmes :
- Espace humanitaire et accès aux populations (sécurité) ;
- Espace humanitaire et principes humanitaires ;
- Espace humanitaire et relations civilo-militaires, notamment dans le cadre des missions intégrées et des missions de maintien de la paix/sécurisation ;
- Espace humanitaire et dialogue inter-institutions ;
- Espace humanitaire et perceptions locales.
Des entretiens sur le terrain ont ensuite permis de recueillir des données de la part de différents types d’acteurs (ONG internationales et nationales, agences des Nations Unies, MINURCAT) afin d’analyser les changements ayant affectés l’espace humanitaire dans ce pays depuis 2005 et les grands enjeux perçus aujourd’hui sur le terrain, puis d’entamer une réflexion proactive.
Certains thèmes ont fait l’objet d’une attention particulière, comme la sécurité, ou plus précisément la compréhension de l’origine de l’accroissance de l’insécurité et tout ce qui est lié au respect des principes humanitaires ; le mélange civilo-militaire et les difficultés que cela suscite.
Il s‘agit en outre de s’interroger sur les enjeux spécifiques liés au contexte, à la complexité régionale et à l’important mélange des acteurs de l’urgence et du développement.

Recherche sur les pratiques des bailleurs émergents et leurs rapports avec la Good Humanitarian Donorship Initiative (GHDI)


Le Groupe URD réalise une étude sur les pratiques des nouveaux bailleurs (pays émergents) et leurs rapports avec la Good Humanitarian Donorship Initiative (GHDI). Cette étude est commanditée par le Centre de Crise du Ministère des affaires étrangères français.

Sur la dernière décennie, les principaux bailleurs de l’aide humanitaire se sont structurés afin de répondre aux besoins de meilleure coordination, de clarification des bonnes pratiques, de définitions communes … en un mot, de transparence et de responsabilisation accrues quant à leurs propres pratiques. Cette structuration a pris diverses formes : des documents de référence ont été négociés internationalement comme le Consensus Européen sur l’aide Humanitaire ou les principes de la Good Humanitarian Donorship, des fora de discussions entre bailleurs se sont constitués (informel comme le GHD, formel au niveau de l’UE). Ces actions ont abouti à la définition de principes et pratiques partagés pour l’action humanitaire. En parallèle, un effort a été entrepris en matière de collecte des données sur les contributions humanitaires des bailleurs afin d’améliorer la transparence globale (FTS d’OCHA).

Par ailleurs, d’autres bailleurs tels les Pays du Golfe ou la Chine jouent un rôle de plus en plus important dans le financement de l’aide humanitaire.

Il s’agit dans cette étude d’analyser la participation de ces pays émergents aux efforts internationaux de l’aide humanitaire et de reconstruction (entités, montants, tendances), les mécanismes de financement qu’ils mettent en œuvre, les canaux privilégiés pour la mise en œuvre de cette aide (type d’ONG, partenaires ONU, autorités nationales, etc.), leur intégration dans la structuration globale de l’aide internationale, dans les mécanismes de coordination (par exemple le CERF), etc. mais aussi les opportunités, blocages et difficultés que cela peut susciter.

Etudes pour l’ONG Aide et Action

Le Groupe URD a réalisé deux études pour l’ONG Aide et Action sur les thèmes suivants :
- Les stratégies d'influence des ONG sur les politiques publiques (analyse de l’évolution des techniques d’influence que possèdent les ONG sur les politiques publiques selon leurs objectifs, les différents types d’instances, etc.) ;
- Les liens entre les ONG et secteur de la recherche (réflexion sur les points communs et les divergences entre les ONG internationales et le monde de la recherche (objectifs, modes de structuration, modes de construction et de partage de l’expertise etc.).

Le projet COST : défis de la gestion des crises et du maintien de la paix


En collaboration avec le GRIP (Groupe de recherche et d’information sur la paix et le sécurité), FRIDE (Fundación para las Relaciones Internacionales y el Diálogo Exterior), des universités et think tanks européens, le Groupe URD participe au programme de recherche et d'échange sur les nouveaux défis du maintien de la paix et le rôle de l'Union dans les processus de gestion des crises (« New challenges of Peacekeeping and the EU's role in Multilateral Crisis Management »).
Ce projet de quatre ans intitulé COST inclue une série de recherches et d’études de cas, mais aussi l’organisation de conférences et différentes formes diffusion des connaissances.

Appui à l’apprentissage collectif et à l’amélioration de la qualité de la réponse humanitaire à l’est du Tchad

Première mission d’évaluation multi-discplinaire, mai 2009

Durant mai 2009 s’est tenue la première mission d’Evaluation Itérative avec Mini-Séminaire (EIMS 1) dans le cadre du « Programme d’appui à l’apprentissage collectif et à l’amélioration de la qualité de la réponse humanitaire à l’est du Tchad ». Elle a été conduite par 4 chercheurs du Groupe URD et a couvert les 4 thématiques suivantes :
- Problèmes environnementaux ;
- Eau et assainissement ;
- Dynamique économique et sécurité alimentaire ;
- Qualité de l’aide.
Cette mission est la première des deux missions prévues dans le cadre de ce projet pilote.

Les visites terrain ont couvert les zones de Bahaï, Iriba, Hadjer Hadid, Farchana, Goz Beida, Koukou, Kerfi, Adé, Abéché rural.
Au cours de cette mission, les chercheurs/évaluateurs du Groupe URD ont pu rencontrer de nombreuses ONG, les agences des Nations Unies, les institutions du mouvement de la Croix Rouge et bien sûr les autorités tchadiennes. De multiples interviews ont aussi eu lieu auprès des réfugiés, déplacées, ainsi qu'avec les populations résidentes. Nous remercions les acteurs humanitaires qui nous ont accueilli sur leurs bases et nous ont apporté leur soutien logistique pour nous faciliter les visites terrains. Il s’agit notamment de Solidarités, IRC, ACTED, CARE, Oxfam GB, Oxfam Intermon, Africare, SECADEV, Première Urgence, Concern Worldwide, Word Concern, IRD, Intersos, ASF, etc.

Deux mini-séminaires ont été organisés vers la fin de la mission à Abéché et à N’Djamena, afin de présenter des conclusions préliminaires pour les 4 thématiques étudiées et de capitaliser les expériences de projets innovants (filtres à sable, latrines vidangeables, cuiseurs solaires, processus qualité).
Rapport de synthèse des EIMS 1 (Mai 2009)

Le Projet CAP Qualité

Le Groupe URD, engagé dans une réflexion globale sur la qualité de l’action humanitaire, conduit depuis plusieurs années des formations à la gestion de la qualité des projets humanitaires, dans divers pays et pour des publics variés. Aujourd’hui, le Groupe URD souhaite améliorer et diversifier son offre afin de répondre encore mieux aux besoins spécifiques de formation des différents acteurs. Ainsi, avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes français (MAEE) et de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), le projet CAP Qualité a débuté en Juillet 2008. Il permettra de proposer courant 2009 un parcours de formation modulaire (incluant un module sans face à face pédagogique et une formation de formateur) en trois langues (anglais, français et espagnol). Ce projet inclura un diagnostic des besoins de formations, le développement du parcours de formation modulaire et des formations en Europe et sur le terrain.

Diagnostic sur les besoins des acteurs en matière de formation à la gestion de la qualité des projets humanitaires

Réflexion méthodologique sur l’approvisionnement en eau potable et l’accès à l’assainissement des populations en situation de crise : catastrophes naturelles ou technologiques, conflits armés ou troubles intérieurs

En perspective du 5ème Forum Mondial de l'Eau qui se tiendra en mars 2009 à Istanbul, le Groupe URD a été mandaté par l'Académie de l'eau pour réaliser une capitalisation d’expérience sur le thème de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour les populations en situation de crise. Toutes les organisations humanitaires œuvrant dans ce domaine et leurs référents sont concernés par l'étude et sollicités dans ce cadre.

La première phase comprend :
- Une recherche et synthèse bibliographique afin de dresser un état des lieux et de capitaliser sur l’existant ;
- Une collecte auprès des acteurs du secteur et analyse des rapports de mission et évaluations afin de capitaliser sur la littérature " grise" non publiée pour tirer parti des problèmes et échecs rencontrés, et valoriser les réussites.
La seconde phase sera un temps d'enquêtes auprès d'acteurs clefs pour éclaircir les "zones d’ombre" identifiées lors de la première phase.

Le dialogue transatlantic et la gestion des crises

Dans le cadre du projet " Raising the bar : improving transatlantic governance in disaster and humanitarian action" du GPPI (Global Public Policy Institute) – projet de recherche couvrant à la fois des enjeux de politique et des défis opérationnels, et visant à améliorer les pratiques des bailleurs américains et européens – le Groupe URD a réalisé quatre études de cas sur les thèmes suivant :
- Le lien Urgence – Réhabilitation – Développement (LRRD) en Afghanistan ;
- Le LRRD au Tchad ;
- La prise en compte de la question du genre, leçons tirées du Darfour ;
- Renforcement des capacités locales, leçons tirées de Palestine.
Plus de détail

Inventaire des besoins en formation des opérateurs de la coopération et de la solidarité internationale

Le CESH (Centre Européen de Santé humanitaire) a mandaté le Groupe URD pour réaliser une étude sur les besoins en termes de formation dans le secteur de l’humanitaire, du développement et de la coopération internationale. Dans ce cadre, une large consultation des ONG, des acteurs institutionnels, de la coopération décentralisée et des acteurs privés sera mise en œuvre durant l’été 2008

Etude sur l'amélioration des diagnostics (principe 6 de la GHDI) et sur le renforcement de la participation des populations (principe 7 de la GHDI) dans l'action humanitaire

L'objectif de cette étude est d'élaborer des recommandations pour l’amélioration des capacités de diagnostic (principe 6 de la GHDI) et pour le renforcement de la participation des populations affectées (principe 7 de la GHDI).
Le principe 6, qui invite les bailleurs à "allouer les financements humanitaires en proportion des besoins et sur la base d’évaluation de ces besoins" et le principe 7, qui invite "les organismes chargés de l’exécution de l’aide humanitaire à assurer, dans toute la mesure du possible, une participation adéquate des bénéficiaires à la conception, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation de la réponse humanitaire".

Ces sujets rejoignent les préoccupations de la DAH qui souhaite dynamiser la réflexion, au sein de la GHDI, sur ces thématiques centrales.

Etude sur la dépendance des fermiers à la culture d'opium au Badakhshan


Actuellement, plus de 90% de la production totale d’opium et de l’héroïne qui en dérive est issue des cultures afghanes (enquête UNODC, 2007). En 2007, la superficie de cultures illégales d’opium en Afghanistan, en constante augmentation depuis la chute des talibans, a augmenté de 17%, atteignant 193 000 hectares.
Les revenus générés des exportations de l’opium dans les pays voisins s’élèvent à 4 Millions de dollars, ce qui représente plus de la moitié du produit national brut afghan. La réduction de la culture du pavot à opium dans les provinces productrices nécessite une attention constante de la part des acteurs nationaux et internationaux, qui doivent progressivement mettre en place des stratégies afin d’éliminer cette culture illicite. Plusieurs approches ont été testées afin de faire baisser la production (éradication, cultures de substitution, achat de la production aux agriculteurs…), mais il semble que les solutions proposées jusqu’alors n’y parviennent pas.

L’agence des Nations Unies de lutte contre la drogue (United Nations Office on Drugs and Crime - UNODC) est en train de redéfinir la stratégie de lutte contre la production de pavot par la mise en place d’un programme global qui inclue le gouvernement, la sécurité et les programmes de développement.
L’UNODC a confié au Groupe URD une évaluation dans la province du Badakhshan, afin d’identifier les besoins prioritaires des paysans vulnérables qui sont impliqués ou risquent d’être impliqués dans cette culture et de faire des recommandations opérationnelles dans le cadre d’un partenariat entre UNODC et WFP – notamment d’identifier l’impact possible de l’aide alimentaire sur la réduction de la culture de l’opium.

Des entretiens individuels et collectifs ont été réalisés dans un grand nombre de foyers, afin d’analyser les contraintes auxquelles les producteurs de pavot doivent faire face, les stratégies qu’ils mettent en place, les principales règles de décision qui poussent les agriculteurs à produire du pavot à opium et les conditions nécessaires pour leur permettre d’abandonner cette culture ou de ne jamais la commencer.
Les besoins prioritaires des groupes ciblés ont été identifiés via des approches qualitatives et quantitatives. Les résultats de cette étude ne sont pour l’instant pas accessible à tous.

Le Projet Kaifiat


Dans le contexte afghan, les enjeux de consolidation de la paix sont étroitement liés à l’amélioration des conditions de vie des populations. L’approche strictement basée sur une intervention militaire a montré ses limites et les populations éprouvent le besoin de voir se concrétiser les « dividendes de la paix ». L’objet du projet consiste en l’amélioration de la qualité des interventions des acteurs internationaux et nationaux, afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le projet KAIFIAT (qui signifie QUALITE en dari) est la deuxième phase du projet LRDD (Linking Relief Rehabilitation and Development) mené par le Groupe URD de 2004 à 2007. Il est financé par le MAE français (MAIIONG) et a débuté en mars 2007 pour une période d’un an.

Le projet Kaifiat a pour objectif le renforcement des capacités d’analyse et d’intervention des acteurs, et la capitalisation d’expériences pour l’amélioration de la qualité du service rendu aux populations afghanes.
Ce projet vise à (i) renforcer les capacités des acteurs pour l’analyse, la conception, la mise en œuvre et le suivi des projets; (ii) mettre en place une plateforme d’apprentissage collectif grâce à un partage d’expériences, de bonnes pratiques et de capitalisation.
Sur la base d’une forte interactivité (élaboration de la demande, soutien logistique, participation aux formations et aux expérimentations méthodologiques, etc.), l’objectif est de travailler avec : des ONG françaises (Solidarités, MADERA, GERES) et internationales (Afghan Aid, Oxfam, Concern) implantées en Afghanistan, des ONG Afghanes (CCA, NPO-RRAA), des ministères afghans (ministères de la réhabilitation et du développement rural, de l’agriculture, de l’eau et de l’énergie, de la santé, etc.), des agences des Nations Unies (UNAMA, PAM, FAO), des bailleurs (ambassade de France, SDC, Délégation de la Commission Européenne à Kabul ainsi que le bureau d’ECHO en Afghanistan), etc.

Dans la droite ligne du mandat du Groupe URD et de son approche méthodologique basée sur le cycle de l’apprentissage, le projet KAIFIAT propose des travaux de recherche, d’évaluation et de formation.

L'humanitaire et son interaction avec les acteurs militaires


Dans le cadre des réflexions sur les relations entre humanitaires et militaires et du suivi des réformes des Nations Unies, le Groupe URD vient de réaliser deux études pour le compte de la DAS du ministère de la défense français.
Une de ces études porte sur les réformes de l'ONU et les agendas d'intégration, l'autre sur les flux d'informations entre civils et militaires dans les contextes de crise.
Les réunions de restitution concernant deux des trois études se dérouleront en salle Koëning au Ministère de la Défense le 29 janvier 2008:
- à 14h pour l'étude constituant le lot n°1, intitulée "le partage d'information entre militaires et humanitaires est-il possible? Exemple de l'évaluation des besoins des populations sinistrées"
- à 16h pour l'étude constituant le lot n°2, intitulée "La réforme du système humanitaire des Nations Unies"
Chaque réunion donnera lieu à une présentation par l'équipe de recherche qui a réalisé l'étude (du Groupe URD) des principaux résultats et recommandations qui en sont issus. Ces restitutions s'accompagneront d'un débat sur les principaux enseignements à en tirer.
Ces restitutions sont ouvertes. Les participants sont priés de bien vouloir confirmer leur présence au préalable, par courriel (rose.galey@defense.gouv.fr) ou par téléphone (01 42 19 88 62 ou au 01 42 19 62 70).


Le Groupe URD mène une étude pour le Ministère de la Défense français sur le thème: "L'humanitaire et son interaction avec les acteurs militaires".
Cette étude se concentre sur deux aspects:
- Lot 1 : "Le partage de l'information entre militaires et humanitaires est-il possible ? Exemple de l'évaluation des besoins des populations sinistrées";
- Lot 2 : "La réforme du système humanitaire des Nations Unies".

La présente série d’études s’appuie sur l’analyse de l’évolution des conflits et des réponses internationales à ces situations durant ces deux décennies de l’après guerre froide. On constate notamment l’augmentation du nombre d’interventions extérieures des armées dans le cadre de la gestion de conflit ou d’opérations humanitaro-logistiques de grande ampleur ainsi que l’évolution des caractéristiques des conflits avec l’implication croissante d’acteurs civils dans ces conflits et dans l’action humanitaire. A côté de cela, l’importance qu’accorde l’opinion publique aux images de besoins humanitaires et la réaction croissante des pouvoirs publics à cette interpellation ont conduit à une augmentation et une diversification des intervenants dans le secteur humanitaire et à un rôle accru confié dans ce domaine aux militaires.
Dans ce cadre les acteurs humanitaires et militaires sont amenés à se côtoyer de plus en plus fréquemment. Cependant cette proximité ne doit pas faire oublier les différences structurantes entre ces deux types d’acteurs :
- Des natures différentes : émanation de la société civile pour les ONG, bras armé du politique pour les militaires ; de ces natures différentes découlent des responsabilités et mandats diversifiés ;
- Des compréhensions différentes de l’aide humanitaire : finalité pour les uns, moyen au service de l’atteinte d’objectifs politiques pour les autres (cf. doctrine des ACM) ; parfois recouvrement de fonction quand une opération militaire a pour but de sécuriser une zone ou d’apporter des moyens logistiques importants au service de la finalité humanitaire ;
- Des domaines d’expertise et des compétences différentes assortis de moyens logistiques et humains contrastés ;
- Des modes de prise de décision et de gouvernance différents.

Le lot N°1 s’attache aux éléments clés de l’élaboration de la connaissance des contextes, des besoins des populations et des risques ainsi qu’au partage d’informations (avec possible partenariat autour de ce besoin) dans les situations où humanitaires et militaires se retrouvent ensemble sur le terrain.

Le lot N°2 s’attache à la compréhension des éléments clés de la réforme de l’appareil des Nations Unies et notamment de son système humanitaire.
Depuis plusieurs années, l’appareil des Nations Unies a entrepris des réformes importantes tant dans ses mécanismes de gestion des crises que dans son système de réponse aux besoins humanitaires. Ces deux grandes réformes ont déjà commencé à modeler le secteur et vont sans doute continuer d’avoir dans l’avenir des impacts importants sur les acteurs de la réponse aux crises et, notamment, sur les relations civilo-militaires.
Il s'agira de réfléchir aux risques et opportunités, dans le cadre des différents mécanismes internationaux et européens, des présentes réformes. La question plus spécifique des mécanismes de coordination et d’intégration de l’outil militaire sera étudiée, à partir des objectifs de cette fonction " coordination", de la diversité des acteurs et du nécessaire respect des principes humanitaires. Les paramètres à prendre en compte seront, entre autres, le type de crise (conflit, crises complexes, catastrophes naturelles, etc.) et les contextes politiques dans lesquels elles se déroulent, la gravité des besoins à couvrir et les risques à prendre. Ces paramètres permettront de donner au final les « balises de repérage » pour des questions évidemment très complexes qui se posent dans des contextes à la fois très diversifiés et potentiellement dangereux.

Dans le cadre de cette étude, les principales parties prenantes seront consultées, à savoir les différentes branches du gouvernement français impliquées, le système des Missions Intégrées et les agences des Nations Unies, le mouvement Croix-Rouge, des ONG françaises, anglo-saxonnes et espagnoles, des bailleurs bilatéraux et autres acteurs multilatéraux, comme l'OTAN, la Commission Européenne, etc.

Le Projet Qualité au Portugal

L’analyse des résultats de la réponse humanitaire portugaise d’urgence dans les pays affectés par le Tsunami le 26 Décembre 2004, a conduit la plateforme des ONG portugaises à créer le GAHE (« Grupo de Ajuda Humanitária de Emergência »), groupe réunissant les ONG portugaises intervenant dans les situations humanitaires d’urgence.
L’aide humanitaire d’urgence est un axe de la coopération peu significatif au Portugal et qui ne constitue pas une priorité pour la majorité des acteurs de la coopération. Le Portugal reste périphérique à cette forme de réponse aux situations de crise, si ce n’est quelques exceptions motivées par un afflux médiatique. L’action des acteurs portugais est, de manière générale, caractérisée par un manque de moyens, de procédures et d’expériences qui affectent la coordination entre acteurs, le niveau et la qualité de la réponse humanitaire.
Le GAHE a fait appel au Groupe URD dans le but d’approfondir la connaissance des méthodes et instruments de travail, améliorer la qualité et la capacité de la réponse humanitaire portugaise.
Ce projet comprend plusieurs volets :
- Une analyse de la typologie des organisations portugaises intervenant lors de situations humanitaires d’urgence, les instruments et les méthodes utilisés, et les difficultés rencontrées lors de l’application de ces instruments ;
- Une formation issue des résultats de cette analyse ;
- La création d’un fonds d’urgence mixte (privé et public).
Le projet a commencé début Septembre et s’achèvera en Janvier 2008.

Depuis septembre, la présence d’un expert du groupe URD à Lisbonne a permis d’établir une première analyse des ONG portugaises, de leurs difficultés et de leurs besoins, de leurs motivations et disposition, ainsi qu’identifier la place donnée par la société civile et le gouvernement portugais aux ONG en tant qu’acteurs humanitaires.


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