-
Le cas de l'Afghanistan
Continuation de l’étude du processus de reconstruction post conflit 2007-2008
-
Le Projet Kaifiat comprend des études thématiques du secteur urbain :
• Cas de la situation de la ville de Mazar-e Sharif au Nord de Kaboul
• Complément d’analyses et de rédaction sur l’état du secteur urbain en Afghanistan
Etude du processus de reconstruction post conflit sur le moyen terme 2004-2007 (
Projet LRRD, lien Urgence - Réhabilitation - Développement)
Entre 2004 et 2007, de nombreuses études ont été menées en Afghanistan par des experts et consultants du Groupe URD de plusieurs disciplines, dans le cadre d'une étude globale et multisectorielle pour le compte de la Commission Européenne : Le
" Linking Relief Rehabilitation and Development " (LRRD). De nombreux rapports d'analyses transversales et sectorielles (santé, éducation, développement rural, irrigation, développement urbain) en sont issus. Les approches thématiques sur les secteurs de l'habitat et des problématiques urbaines ont soit fait l'objet de chapitres dans ces rapports généraux, soit l'objet d'étude spécifiques, rapports et articles.
- Analyse globale LRRD englobant les études thématiques 2005-2007
• Rapport de conclusion de la recherche globale transversale :
Linking relief, rehabilitation and development in Afghanistan to improve aid effectiveness: Main successes and challenges ahead, par Amélie Banzet, Christine Bousquet, Béatrice Boyer, Agnès De Geoffroy, François Grünewald, Domitille Kauffmann, Peggy Pascal et Nicolas Rivière, Janvier 2007, Groupe URD.
• Article sur la thématique urbaine extrait du rapport précédent :
The urban sector development in the LRRD context: in the LRRD main successes and challenges URD, January 2007, Béatrice Boyer, chapter 4-1, pp 20 to 25
- Analyse croisée multisectorielle intermédiaire du LRRD, dont la thématique de reconstruction habitat, dans le Nord et le Nord Est de l’Afghanistan
• Rapport général de l’analyse croisée multisectorielle (chap.I) :
A Review based on a Multi and Cross Sector Approach, Chapter 1: Cross Cutting Issues, par Amélie Banzet, Christine Bousquet, Béatrice Boyer, Agnès De Geoffroy, François Grünewald, Domitille Kauffmann, Peggy Pascal et Nicolas Rivière, Groupe URD, Avril 2006.
• Rapport multisectoriel de l’analyse croisée (Chap.II) :
A review based on a Multi and Cross Sector Approach, Chapter 2 : SECTOR ISSUES : Urban Development, Water & Irrigation, Agriculture, Nutrition, Health, Education, par Amélie Banzet, Christine Bousquet, Béatrice Boyer, Agnès De Geoffroy, François Grünewald, Domitille Kauffmann, Peggy Pascal et Nicolas Rivière, Avril 2006, Groupe URD . 116 p.
• Article sur la thématique urbaine extrait du rapport précédent :
Urban development, in A review based on a Multi and Cross Sector Approach, Chapter 2 : SECTOR ISSUES : Urban Development, Water & Irrigation, Agriculture, Nutrition, Health, Education, Avril 2006 Béatrice Boyer , Chapitre 2 pp 15 à 35
•
Evolution de la situation entre Aide humanitaire & secteur urbain, 20 pp (version française du chapitre 2 précédent ). Béatrice Boyer. Avril 2006.
Analyse spécifique des évolutions du secteur urbain en Afghanistan dans le LRRD
L’aide de la communauté internationale à une amélioration des conditions de vie dans les zones urbaines n’est pas encore visible fin 2006 pour les habitants. Le rapport qui suit cherche à comprendre qui sont les acteurs de la reconstruction sur la ville, quelle aide est apportée,
quels sont les niveaux afghans et internationaux de prise de décisions, quels sont les blocages et les avancées en début 2007.
- Rapports de recherche :
•
Urban Sector Review 2001-2006, Béatrice Boyer, 2006, Groupe URD, 84 p. décembre 2006. (version anglaise)
•
Diagnostic institutionnel du secteur urbain, 2001-2006 Béatrice Boyer, novembre 2006 (version française)
• Présentation des conclusions de l’étude au Ministère de l’Urbanisme à Kaboul en Aout 2006
Analyses d’étude de cas de villes afghanes en reconstruction
Cas de Kaboul
Capitale avec 3 ou 4 millions et demi d’habitants, ou plus selon les interlocuteurs, les données réelles sont inexistantes. Accueillant plus de 50% de toute la population urbaine de l’Afghanistan, Kaboul subit une urbanisation exponentielle sans aucune maîtrise. Près de 70% des constructions sont considérées dans l’illégalité par les autorités afghanes. Les questions sur les priorités d’intervention pour la reconstruction, objets de débats sans fin entre les acteurs de l’aide et entre les autorités afghanes elles-mêmes ont considérablement retardé les opérations (et décaissements) de l’aide sur la ville. Des interventions ponctuelles (puits, réseau secondaires) y sont menées, mais l’aide se heurte à un besoin de réorganisation de tout le secteur urbain et de création d’une politique de la ville, dont le cadre de référence date encore de la période soviétique (avec le Master Plan de 1978). Peu ou pas de coordination d’études urbaines y sont menées. L’étude ci-dessous a consisté en un travail d’investigation et d’analyse des différentes problématiques faisant émerger quelques axes de réflexion autour de cette situation dérégulée sur le plan du développement urbain, sur les programmes à l’étude, les rôles institutionnels et de l’aide internationale.
• Présentation du cas de Kaboul à un public d’urbanistes français à Paris : Secteur urbain - cas de Kaboul, entre Aide humanitaire et Développement. "Cafés urba" du 23 octobre 2007
- Article :
•
Kaboul, le processus de reconstruction, Béatrice Boyer, les Nouvelles d'Afghanistan, n°117, Juin 2007, pp.3 à 7
- Rapports de recherche :
•
Kabul Urban Survey, Béatrice Boyer, Autumn 2006, Groupe URD, 83 p.
• Article suite à une première approche de la ville de Kaboul en 2005 :
From the spreading of the Pakistani architecture to the urban expansion of Kabul into the surrounding hills, what will Kabul look like in the near future? Claire Mariani, 2005
Cas de Jalalabad
Ville moyenne du Sud Est de l’Afghanistan, au climat doux durant les rudes hivers de l’Afghanistan montagneuse du Nord, ex villégiature traditionnelle, aujourd’hui confrontée à une double déstructuration urbaine du fait de sa proximité avec la frontière pakistanaise avec deux problèmes majeurs :
1 - D’un coté un intense trafic d’énormes camions pakistanais traversent quotidiennement le centre de la ville pour alimenter Kaboul et le reste de l’Afghanistan en biens de consommation, par la seule route Pakistan-Afghanistan qui coupe en deux la ville. Cette route fait l’objet de débats et de différents entre les élus locaux qui dans l’impatience de régler le problème de la fluidité et de la sécurité l’élargissent, en abattant des arbres centenaires qui font l’atout environnemental de cette ville de province et l’aide internationale, qui s’est engagée à financer (CE) la construction d’une déviation par le sud-est mais dont la réalisation tarde du fait de la complexité du processus d’aide à la reconstruction.
2 - L’autre problème réside en l’intégration urbaine et spatiale des nombreuses populations réfugiées en particulier celles venant des camps pakistanais qui ferment depuis 2003.
- Rapport de recherche :
•
Jalalabad: a resort town of change, case study of Jalalabad, Rafika Mahmoudi, under the supervision of Béatrice Boyer, 98 p, Juillet 2006, Groupe URD
• Rapport universitaire en lien avec la recherche LRRD du Groupe URD :
Urban survey of Jalalabad, Afghanistan IFU M2 Pro ,
Do the urban projects implemented in Jalalabad, Afghanistan, are in keeping with the economical, social and géographical contexts, Rafika Mahmoudi, Mémoire de Master 2 Professionnel, Aménagement et Urbanisme, parcours opérateur urbain et expertise internationale – Ville en développement, année universitaire 2005- 2006. 138 p.
• Article extrait du rapport de recherche :
Jalalabad: a resort town of change, Rafika Mahmoudi, under the supervision of Béatrice Boyer, Juillet 2006, Groupe URD.
Cas de Bamiyan
Petite entité rurale-urbaine, au centre de l’Afghanistan dans une haute vallée de la province Hazarat, connue internationalement pour la présence de statues géantes de bouddhas, détruits par les talibans en 2001. "Est ce que la construction d’une ville est la réponse adéquate au faible développement de Bamiyan ?" était la question posée en hypothèse d’étude. Cette étude met en évidence le fait que Bamiyan ne présente pas de caractéristiques et de problématiques de type urbain, que les projets d’urbanisation du seul plateau déjà partiellement équipé en bâtiments à fonctions administratives ou internationales ne solutionneraient pas les problèmes de ce territoire éclaté mais qu’au contraire celui-ci
requerrait
plutôt un besoin de développement cohérent inter villages. L’analyse des projets urbains imaginés révélait une distorsion entre le contexte local et les volontés politiques, un manque de prise en considération de l’amélioration des conditions de vie tant des populations locales traditionnellement rurales comme de celles des réfugiés-déplacés, nouvellement implantées par le gouvernement dans des sites isolés, sans eau ni route, toutes exclues au moment de l’étude en 2005 des stratégies d’urbanisation en discussion au niveau politique .
Depuis la conduite de cette étude, de nouvelles informations font état d’études approfondies de faisabilité de développement global de la vallée. Ces études sont menées par un ensemble d’experts
multidisciplinaires
de l’Université allemande d’Aix la Chapelle en relation avec l’UNESCO. Cette étude en cours intègre dans sa réflexion et ses stratégies de développement de nombreux aspects révélés comme non pris en compte à l’époque de l’étude du Groupe URD : un besoin d’accompagnement de développement local à coté de la volonté de préservation et d’exploitation touristique (à terme) du patrimoine de la falaise des bouddhas.
- Rapports de recherche :
•
Is building a city an appropriate response to development issues in Bamiyan? Claire Mariani, 2005, Groupe URD, 50 pp.
• Rapport universitaire en lien avec la recherche LRRD du Groupe URD :
"Une ville à reconstruire", Afghanistan IFU M2 Pro, C. Mariani, Rapport DESS Urbanisme et Aménagement. Option « Expertise Internationale, villes en développement », Université Paris 8 - Institut Français d’Urbanisme, année universitaire 2004-2005
• Article, extrait du rapport de recherche :
Is building a city an appropriate response to development issues in Bamiyan?, Claire Mariani, Juillet 2006, Groupe URD … 7 pp
• Document de présentation à la conférence de restitution de décembre 2005 au Ministère de l’Agriculture à Kaboul.
Cas de Mazar-e Sharif
Le Groupe URD est en cours d’investigation et d’analyse de l’évolution de la situation à Mazar-e-Sharif depuis le début du processus de reconstruction.
Ville majeure au nord de l’Afghanistan accessible depuis Kaboul par le Tunnel du Salang, Mazar-e-Sharif a été construit dans les hautes montagnes de l’Hindou Koush à près de 4000 m d’altitude il y a une trentaine d’années par les soviétiques pour désenclaver la province Nord de Balkh vers le sud. Cette ville joue un rôle d’importance régionale dans les équilibres nationaux. Non loin des pays frontaliers du Nord, la capitale provinciale a des relations linguistiques, culturelles et économiques privilégiées avec l’Ouzbékistan que le gouvernement central de Kaboul a toujours tenté de limiter et contrôler. Par ailleurs, la ville représente un lieu sacré, attirant nombre de pèlerins par la présence en son centre d’une très grande mosquée bleue. Enfin depuis les deux - trois dernières décennies de guerre, du fait de sa situation un peu à l’écart des conflits de Kaboul et du sud du pays, Mazar e-Sharif a attiré et continue d’attirer en 2008 de très nombreux réfugiés, de retour d’exil d’Iran comme du Pakistan.
Dans cette phase de reconstruction, les problèmes auxquels la ville a à faire face ne sont pas tant dus aux effets directs des conflits, tels que les destructions, qu’aux déstructurations urbaines internes mais aussi rurales en périphérie, effets de l’afflux des réfugiés, qui s’installent dans la ville ou au plus près.
Situation comparable à Kaboul avec près de 70% d’occupations informelles et/ou illégales, Mazar-e Sharif doit absorber ces populations et amorcer une phase de restructuration urbaine profonde. Les résistances et blocages sont nombreux (fonciers bloqués ou indisponibles juridiquement parlant, infrastructures d’approvisionnement d’eau insuffisantes, drainages-évacuations-collecte de déchets inexistants, compétences en planification urbaine dépassées etc.).