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Urgence et Education : la nécessité de l’école en période de crise
Elise Joisel

 

 Les atouts de l’école pour sortir de la crise

Rappelons que l’éducation est reconnue universellement comme un droit humain fondamental de tous les enfants. Elle contribue non seulement au développement social et économique mais surtout elle prépare à la vie, jette les bases pour le développement et le bien être des enfants. Fournir l’accès à l’éducation contribue largement à créer la continuité, à enseigner les aptitudes permettant d’assurer la survie, de donner l’espoir et le sens de la responsabilité et à tranquilliser les populations déplacées en situation d’urgence. Si à court terme l’accès à l’éducation de base offre aux enfants la possibilité d’acquérir des connaissances et des compétences qui leur permettent de faire face de façon plus efficace aux circonstances difficiles qui prévalent, à long terme, l’éducation offre la base nécessaire pour le développement personnel et pour le bien être des enfants en leur permettant de comprendre leurs conditions de vie, de communiquer efficacement, de prendre des décisions éclairées, de résoudre les problèmes et de prendre des initiatives.

Rappelons aussi que l’État est le premier responsable de l’éducation de sa population. Dans un programme d’éducation d’urgence, un travail de plaidoyer constant auprès du ministère de l’Éducation nationale doit être mené pour que les écoles ne soient pas considérées comme des « écoles ONG » mais comme des écoles du pays. S’il s’agit de personnes déplacées, elles sont déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Le premier responsable de l’école est donc l’État de ce pays. Au Tchad, l’État est souverain. Il est le premier responsable de sa population, et donc des déplacés internes. C’est pourquoi, tout ce qui est fait dans le domaine éducatif doit être fait en accord avec la loi nationale et le système éducatif tchadien. Il faut appuyer le ministère, qui dans le futur sera le seul à porter le système : reconnaissance, paiement et formation des maîtres, construction d’écoles, appui à la scolarisation des filles, cantines scolaires, etc.