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Acteurs humanitaires : des pratiques à questionner, un partenariat à développer
Camille Raillon

Mots-clés: Point de vue /

Face à l’ampleur des crises financière, économique, sociale ou encore environnementale qui touchent déjà plus d’un milliard de personnes, devant le manque de droit, de devoir et d’éthique qui s’aggrave à tous les niveaux - individuel et collectif, local et global - l’impératif de solidarité à l’échelle internationale est indéniable.

Pourtant, force est de constater que l’humanitaire que l’on m’a enseigné, celui qui a échangé son sac à dos contre de gros 4X4 et des tonnes de riz « made in United Nations », n’a pas tenu ses promesses. Il tend en effet à devenir, ou du moins à être perçu, comme l’auxiliaire de ses bailleurs de fonds, dépendants eux-mêmes des politiques et des choix stratégiques internationaux. A cet égard, la remise en question des pratiques des ONG du Nord dans les pays du Sud et de leurs politiques sous jacentes est justifiée.

 

Encart Camille

 

Ignorer ce questionnement nous fait courir le risque de voir s’effriter la confiance que la société civile du Nord et du Sud nous témoigne encore. Parallèlement à ces doutes qui grandissent, ce n’est pas un hasard si les questions de Qualité dans l’action humanitaire tendent à se développer avec force. Elles invitent en effet les acteurs humanitaires, au travers des dérives passées, à se questionner sur l’écart entre leurs valeurs et les pratiques.

Pour ce faire, ne devons-nous pas inviter les acteurs du Sud autour de la table ? N’ont-ils pas une vision des situations concrètes et du comment l’aide doit être apportée à faire valoir ? Ne devrait-on pas réfléchir très concrètement sur de réels partenariats pour lutter contre la vulnérabilité et la pauvreté ? A l’évidence, c’est avec les sociétés civiles du Sud que nous pourrons construire des positions éthiques et collectives pour servir au mieux les populations. C’est avec elles, que nous pourrons faire entendre nos positions auprès des politiques avec d’autant plus de poids.