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Humanitaires en mouvement n°11, N° spécial " Résilience "

Résilience et catastrophes naturelles selon les Nations unies
Intervention de John Harding

Cette présentation de UNISDR vise à analyser l’évolution des risques liés aux catastrophes. De quelle manière nos priorités ont-elles évolué ? Quelles sont les mesures pratiques que les gouvernements et les autorités locales essayent de mettre en place ?

Un peu de sémantique

Le risque représente la probabilité qu’un événement survienne. Le travail de l’UNISDR (United Nations International Strategy for Disaster Reduction) – l’organe de l’ONU chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes – s’articule autour d’un ensemble bien défini de chocs. La notion de risque s’articule autour de la notion de dangers naturels (« aléas naturels » et « catastrophes écologiques et technologiques »). Une catastrophe nucléaire ne fait pas nécessairement partie de cette catégorie, alors qu’un Tsunami en fait partie.

Depuis l’établissement du Cadre d’Action de Hyogo, le changement climatique est devenu la plus grande menace pour la communauté internationale. Les risques liés au changement climatique sont évalués selon des critères globaux, d’impact et de sensibilité. Les objectifs sont articulés autour de mesures d’atténuation et d’adaptation. L’évaluation d’impact, les plans d’adaptation et le financement sont quelques-uns des grands défis soulevés par le changement climatique. Contrairement à la réduction des risques de catastrophes naturelles, certains pays ont de plus grandes responsabilités que d’autres à l’égard du changement climatique.

La résilience, désormais au cœur des débats, peut se définir comme la capacité à faire face, à récupérer, et à éviter les chocs, les dangers ainsi que les menaces économiques et environnementales. Le renforcement de la résilience demeure une question en suspens, même s’il est possible de se mettre d’accord sur un ensemble de définitions.

 

UNISDR

 

S’accorder sur un ensemble de termes communs fut un processus extrêmement long. Durant le début des années 2000, le concept de résilience a été débattu de manière intensive. Un glossaire a été développé, réunissant un ensemble de termes et de définitions émanant de différents acteurs (gouvernements, régions, etc.). Lorsque les problématiques liées au changement climatique ont pour la première fois émergées, UNISDR a publié un document intitulé « On better terms [1] », qui analysait la manière dont les gouvernements utilisaient et s’appropriaient ce concept. En 2012, le GIEC a publié un rapport consacré aux évènements extrêmes. Des centaines d’auteurs provenant des quatre coins du globe y ont apporté leur contribution, se concentrant sur les problématiques liées au changement climatique, à la réduction des catastrophes naturelles et à l’adaptation à des contextes de développement durable. Une très riche réflexion a découlé de la clarification collective de ces concepts.

Nous distinguons généralement deux types de risques : les catastrophes qui surviennent régulièrement, et sont moins intenses, et celles moins fréquentes, souvent difficiles à prévoir, qui ont un impact bien plus élevé. Si l’on regarde de plus près les types de dommages ayant été causés par les impacts de catastrophe sur les différents secteurs, au-delà du fait qu’ils sont très élevés, il ressort que chacun de ces biens endommagés a jadis été un investissement public ou privé.

De manière concrète, cela signifie que soit nous augmentons l’éventualité des risques, soit nous la réduisons. Il s’agit d’un problème relevant du développement, mais cela veut aussi dire que quelle que soit l’heure, quel que soit l’endroit, il existe une certaine probabilité de risque (infrastructures, bâtiments, personnes). Quel que soit le contexte, les acteurs de la résilience devront gérer les risques existants, et tenter de les réduire à l’aide du développement en cours. Grand nombre de décisions doivent donc être prises quant à la démarche à suivre pour gérer des risques préexistants. Dans notre cas, évoluer dans un environnement réactif est ainsi la raison d’être de la réduction des risques de catastrophes naturelles.


[1] On Better Terms, United Nations Office for Disaster Risk Reduction (UNISDR), 2006, 22p.

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