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Humanitaires en mouvement n°8, N° spécial " Villes et crises "

Vers un développement durable des zones urbaines frappées par une catastrophe
Emmanuel Hubert

De la Nouvelle Orléans à Haïti en passant par la Vendée, etc. les catastrophes naturelles ont durement frappé les villes ou zones urbanisées. Ces drames humains mettent aussi en avant les enjeux économiques de l’aménagement du territoire. Il faut saisir la catastrophe comme une opportunité. C’est la responsabilité des autorités locales. Cependant il faut les aider, leur offrir un cadre de réflexion plus global et durable sur ces questions d’aménagement territorial. A la complexité accrue par la taille des métropoles et la diversité des enjeux, il faut opposer qu’un territoire bien pensé est plus sûr et, sur le long terme, moins cher à entretenir. Les principes d’un développement soutenable peuvent venir atténuer la vulnérabilité principale de tous les territoires : « la décision que prendra le responsable public ».

 L’inacceptable bilan

Ces dernières décennies, les catastrophes naturelles ont durement frappé les villes ou zones urbanisées : la Nouvelle Orléans et Katrina en 2005, Port-au-Prince et Haïti en 2010, pour les événements les plus récents ou médiatiquement relayés. Même si ces catastrophes concernent, le plus souvent, des pays en voie de développement, nous voyons que ce n’est pas toujours le cas. La France n’est pas épargnée non plus, la tempête Xynthia en 2010 est un cruel exemple.

Une différence majeure : le nombre de victimes ; alors que dans les pays « modernes » les victimes se comptent entre quelques dizaines à quelques centaines de morts, dans les pays en développement les enjeux humains sont à une autre échelle avec des dizaines de milliers de morts.

Deux constantes s’imposent, et ce quel que soit le niveau de développement du pays : chaque catastrophe est une catastrophe économiquement de plus en plus onéreuse, et, nos zones urbanisées ne sont pas adaptées – réfléchies – pour optimiser les chances de survie des habitants de ces villes, avec toutefois une exception semble-t-il, le Japon face au risque sismique dans ses grandes agglomérations.

Il est nécessaire d’apprendre de notre histoire, passée ou récente, et d’adapter notre territoire à ses forces et faiblesses, et, il est inacceptable de penser que la prochaine fois le bilan (humain) sera aussi lourd.