Accueil | Publications | Humanitaires en mouvement | Humanitaires en mouvement n°3 | Favoriser les échanges entre humanitaires autour de la géomatique, une voie à considérer

La revue du Groupe URD

Outils et méthodes

CHS Norme humanitaire fondamentale (CHS)
Pictogrammme Sigmah Logiciel Sigmah
Pictogrammme Reaching Resilience

Reaching Resilience
Pictogrammme brochure Formation Environnement
Pictogrammme brochure Manuel participation
Pictogrammme COMPAS Méthode COMPAS
Pictogrammme globe terrestre "Mission Qualité"
Pictogrammme PRECIS Humatem Méthode PRECIS

Favoriser les échanges entre humanitaires autour de la géomatique, une voie à considérer
Yann Rebois - Wilfried Tissot

Si, comme le disait Yves Lacoste, « la géographie ça sert d’abord à faire la guerre », la gestion de l’information et les formes de visualisations cartographiques sont des outils éprouvés permettant une meilleure coordination, un meilleur suivi, interne et entre les organisations. Avec une approche holistique, le SIG peut être utilisé tout au long du cycle du projet lors du diagnostic, de l’analyse de zones, du rendu et du partage de l’information … En tant qu’outil le SIG peut s’appliquer aux problématiques humanitaires, telles que la gestion des risques, de la sécurité, le suivi de projet, les mouvements de population, l’eau et l’assainissement, etc.

 La géomatique : un ensemble d’outils bien utiles

La géomatique, ce mot que certains qualifieront de « barbare », n’est pas encore tombé dans le langage courant. Pourtant, les solutions apportées par ces outils s’avèrent aujourd’hui très utiles, notamment dans les domaines de l’humanitaire. La géomatique, née de la contraction de « géographie » et d’ « informatique » regroupe l’ensemble des techniques, outils et méthodes qui permettent de représenter, d’analyser et d’intégrer des données à composantes géographiques. Ainsi, les Systèmes d’Information Géographique (SIG), la télédétection (acquisition et traitement d’images satellitaires), le G.P.S. sont des outils de la géomatique. Si les domaines de l’environnement et de la défense ont impulsé le développement de ces techniques dans les années 70, d’autres secteurs ont vite pris le relais, par exemple, l’aménagement du territoire, le développement rural, l’urbanisme, la logistique ou encore le marketing, et bien sûr l’humanitaire.

 Histoire de la géomatique au service de l’humanitaire

Dans le milieu humanitaire, de nombreux projets de cartographies thématiques, de spatiocartes ou encore de bases de données géographiques ont vu le jour depuis 20 ans (OCHA, CICR, UNOSAT, etc.). Néanmoins, la plupart de ces projets restent locaux et uniquement axés sur de la cartographie. Ils sont réalisés à l’échelle d’une région ou d’un pays et sont souvent destinés à une seule organisation. La plupart de ces projets ont apporté l’information souhaitée et ont donc parfaitement rempli leurs rôles. Pourtant au regard du GeOnG, conférence qui a eut lieu en septembre dernier et a regroupé une quinzaine d’agences des Nations unies et d’ONG, les attentes semblaient se diriger vers un déploiement plus important des SIG, puis vers une standardisation des données et des bases de données géographiques partageables. Pourquoi ces attentes, quelles sont, aujourd’hui, les manques dans les domaines de la géomatique ?