Auteur

François Grünewald

Face aux crises, quels espoirs ?

Ces temps-ci, les bonnes nouvelles ne sont pas légions. Les disparitions et assassinats de journalistes et de responsables associatifs continuent dans la Fédération de Russie, et le Caucase reste explosif, tant au Nord (Tchétchénie, Daguestan, Ingouchie) qu’au Sud (Géorgie, Nagorny Karabach). Les crises du Darfour, de la Somalie et de la RDC s’enlisent. Les entraves à l’accès des humanitaires aux populations dans la détresse se multiplient, s’institutionnalisent, tandis que les attaques ciblées et nombreux actes de brigandage rendent l’action humanitaire de plus en plus dangereuse.

Pourtant, si le retour d’El Niño dans l’hémisphère sud nous prédit inondations et ouragans en Amérique du Sud, ainsi que sécheresses dans l’Asie péninsulaire, des plans de préparation aux désastres se mettent en place, ce qui n’avait tout simplement pas eu lieu il y a dix ans. Et si la stabilité en Afghanistan reste un défi permanent, les élections ont pu se dérouler malgré la violence et les intimidations.

Mais d’autres dangers pointent à l’horizon : les épidémies catastrophiques dans la lignée du SRAS, du H1N1, les impacts du changement climatique, la crise économique mondiale dont les effets laminent les résiliences et mettent à mal la solidarité internationale. Faut-il baisser les bras, renoncer ? Ou au contraire retrousser nos manches, résister ? Le secteur humanitaire a toujours été dynamique, capable de s’adapter, en mouvement. La revue Humanitaires En Mouvement continuera de s’inscrire dans cette vague multiple, où le progrès collectif dépend du progrès de chacun.