Auteur(s)

Cécile Le Grix

Appui à l’action humanitaire locale

IASC Transformative Agenda: A Review of Reviews and Their Follow-Up, S. Krueger, A. Derzsi-Horvath, J. Steets, GPPI, Inspire Consortium, janvier 2016, 68 p.
Cette revue a pour objectif d’identifier les leçons apprises depuis la mise en place de l’Agenda Transformatif en 2011 qui était censé donner un nouvel élan à la Réforme Humanitaire de 2005, en renforçant la coordination et la redevabilité dans l’action humanitaire, entre autres. L’analyse montre des progrès significatifs dans la coordination générale d’opérations, des améliorations dans les clusters, en partie grâce au soutien des bailleurs. En revanche, aucun changement notable n’a eu lieu au niveau de la redevabilité envers les populations, au niveau de la sécurité, de la protection ou même de la décentralisation et du partenariat avec les acteurs locaux. Les auteurs de ce rapport terminent par des recommandations en vue du Sommet Humanitaire Mondial : ils préconisent notamment de ne pas lancer une nouvelle réforme mais de consolider l’Agenda Transformatif, d’améliorer ses processus de mise en œuvre et de travailler à combler ses manques.
http://www.gppi.net/fileadmin/user_upload/media/pub/2016/Krueger__Derzsi-Horvath__Steets__2016__IASC_Transformative_Agenda.pdf

World Disasters Report: Focus on local actors, the key to humanitarian effectiveness, IFRC, octobre 2015, 270 p.
Les acteurs locaux sont souvent les plus performants dans la conduite des opérations humanitaires. Pourtant, en dépit de leur rôle crucial, ils peinent à obtenir les fonds et le soutien nécessaires. Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2015 passe en revue les difficultés et les défis auxquels se heurtent ces intervenants dans leurs efforts pour étendre et consolider leur action humanitaire.
Quoique largement reconnue, l’efficacité des organisations humanitaires locales ou nationales n’est pas reflétée dans les structures de financement et de coordination. Les auteurs du rapport observent, par exemple, que seulement 1,6 % des fonds alloués à l’aide humanitaire échoit directement aux ONG nationales et locales. Ils plaident pour une « localisation » de l’assistance et pour des partenariats plus équilibrés entre acteurs internationaux et locaux.
http://ifrc-media.org/interactive/wp-content/uploads/2015/09/1293600-World-Disasters-Report-2015_en.pdf

Localising humanitarian response can help better meet the needs of crisis affected people, James Kisia, Samuel Carpenter, Kenya Red Cross, septembre 2015
Ce court article résume bien la situation concernant la prise en compte des acteurs locaux par le système humanitaire international, que ce soit par les acteurs humanitaires dans la collaboration et le partenariat dans la réponse aux crises ou par les bailleurs dans le financement de l’action humanitaire.
http://www.kenyaredcross.org/index.php/news-event/item/localising-humanitarian-response-can-help-better-meet-the-needs-of-crisis-affected-people

Localising humanitarianism: improving effectiveness through inclusive action, Steven A. Zyck, Hanna B. Krebs, Humanitarian Policy Group, ODI, juillet 2015, 11 P.
Bien que les institutions nationales et les ONG locales contribuent à améliorer les réponses aux crises, elles sont souvent laissées de côté par la communauté humanitaire internationale qui les utilise plutôt en sous-traitance. Or les populations affectées gagneraient bien plus à ce que les réponses internationales tirent partie des avantages et des complémentarités des différents acteurs, qu’ils soient internationaux, nationaux et locaux. Ce document émet des recommandations pour surmonter les obstacles qui empêchent une action humanitaire nationale et locale plus importante.
http://www.odi.org/sites/odi.org.uk/files/odi-assets/publications-opinion-files/9720.pdf

A More Dignified and Equitable Humanitarian System: How to Truly Localize Aid, paper prepared by Adeso on behalf of southern NGO network members, 2015, 7 p.
Ce papier de positionnement a été développé par un groupe d’ONG locales, régionales et nationales du Sud ayant l’objectif de mettre en place un réseau d’ONG du Sud et de changer le système humanitaire en plaçant véritablement les populations au cœur du système. Il propose quatre principales réformes pour promouvoir un partenariat plus efficace entre les acteurs locaux et le système humanitaire international.
http://adesoafrica.org/wp-content/uploads/2015/08/A-More-Dignified-and-Equitable-Humanitarian-System-Global-Southern-NGO…1.pdf

Charter for Change: Localisation of Humanitarian Aid, 2015
La charte sur la localisation de l’aide, signée par des ONG du Sud et du Nord, réaffirme, entre autres, l’importance d’un partenariat consolidé entre ces différentes ONG, la nécessité de financer directement les ONG du Sud ou d’arrêter de sous-estimer la capacité des ONG nationales.
http://charter4change.org/
http://charter4change.org/blog/

Rhetoric or reality? Putting affected people at the centre of humanitarian action, Dayna Brown, Antonio Donini, ALNAP Study, ALNAP/ODI, octobre 2014, 88 P.
Cette étude reprend les discussions ayant eu lieu lors de la 29ème réunion annuelle d’ALNAP qui avait pour thème l’intégration des populations affectées par les crises dans l’action humanitaire. Les participants ont abordé les questions autour de l’engagement, de la redevabilité et de la participation des personnes affectées. Tous s’accordent à dire que le « comment » les intégrer à l’action humanitaire est souvent abordé mais pas assez le « pourquoi » de leur intégration. Cette réunion a également insisté sur l’importance d’être plus attentif aux différents acteurs concernés localement, comme les organisations locales, la société civile et les États.
http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/alnap-rhetoric-or-reality-study.pdf

Local Partnerships: a guide for partnering with civil society, business and government groups, Mercy Corps, 2011, 50 p.
Ce guide pratique de Mercy Corps présente les différents types de partenariats à mettre en place dans les pays où les ONG interviennent : avec la société civile, les gouvernements locaux, le secteur privé, les différents réseaux, etc. Il présente également des outils pour construire, suivre, évaluer et soutenir ces partenariats, mais aussi leurs impacts et leurs bénéfices.
https://www.mercycorps.org/sites/default/files/mclocalpartnershipsguide.pdf

Manuel de la participation à l’usage des acteurs humanitaires. Pour une meilleure implication des populations affectées par une crise dans la réponse humanitaire, Groupe URD, ALNAP, 2009, 297 p.
Ce manuel donne des conseils détaillés sur ce qu’implique concrètement la participation dans l’action humanitaire. Il se divise en trois parties : la définition d’une stratégie de participation (enjeux centraux, facteurs affectant, construction du respect mutuel, méthodes de communication et conseils pour réexaminer sa stratégie) ; la mise en œuvre de sa stratégie de participation tout au long du cycle de projet (depuis le diagnostic initial jusqu’à l’évaluation finale, en passant par la conception, la mise en œuvre et le suivi) ; une liste d’outils et de ressources complémentaires (livres, sites Internet, etc.).
http://www.urd.org/fr/article/le-manuel-de-la-participation

Bénéficiaires ou partenaires : Quels rôles pour les populations dans l’action humanitaire ? François Grünewald (sous la dir. De), Col. Pratiques humanitaires, Karthala, 2005, 429 p.
A partir des cas de pays qui ont connu de graves crises et qui ont eu ensuite à faire face à la reconstruction, les auteurs réfléchissent au rôle de l’aide humanitaire et, en particulier, à l’articulation entre son action, celle des pouvoirs publics locaux et celle des populations concernées. Il faut, pour définir la participation des populations, répondre à la triple question : comment, quand, avec qui ? Les pays étudiés (Angola, République Démographique du Congo, Guinée, Sierra Leone, Sri Lanka, Afghanistan, Colombie) sont autant de modes culturels, d’histoires des conflits et de réponses de l’aide humanitaire qui illustrent les modes très variables de participation des bénéficiaires observés tout au long des crises et qui aideront l’ensemble des acteurs de l’aide Internationale à réfléchir.
http://www.urd.org/fr/Beneficiaires-ou-partenaires-quels

 

Capacités locales

Effective local action: from early warning to peacebuilding, Conciliation Resources, Saferworld, février 2016, 16 p.
Ce rapport analyse les résultats du projet Capacities for Peace où des acteurs locaux ont travaillé à l’amélioration des systèmes d’alerte précoce et de construction de la paix dans 32 pays en conflit. Ces mécanismes d’alerte précoce sont censés permettre d’identifier les menaces potentielles de conflit et ainsi envisager des réponses préventives et efficaces. Ce projet, mis en place par Saferworld et Conciliation Resources, cherchait à soutenir et appuyer les communautés locales, qui sont le plus à même de percevoir les signes d’insécurité, d’instabilité et d’éventuels conflits.
http://www.c-r.org/downloads/Effective%20local%20action%20pages.pdf

Inside Syria: What local actors are doing for peace, M. A. Naser & al., Swisspeace, Conflict Dynamics International, FarikBeirut.net, janvier 2016, 34 p.
Malgré la persistance d’un niveau de violence extrême en Syrie, un certain nombre d’acteurs locaux sont engagés dans des activités de construction de la paix. Cette étude cherche à comprendre comment ils avancent en ce sens, leurs perceptions des causes du conflit et ses conséquences. Les activités en faveur de la paix sont variées : négociations pour la libération ou l’échange de personnes détenues ou enlevées, résolution du conflit et médiation, promotion des valeurs pacifiques, travail de secours et de développement, ainsi qu’activisme pour la défense des droits humains. Le rapport fait état des multiples défis liés à la situation extrêmement difficile auxquels doivent faire face les activistes, ainsi que leurs nombreux besoins, qu’ils soient financiers, logistiques, mais aussi organisationnels comme le renforcement des capacités ou la gestion de projet. Les auteurs notent qu’il est crucial que le processus de paix international prenne en compte ces nombreuses initiatives locales et les soutiennent.
http://www.swisspeace.ch/fileadmin/user_upload/pdf/Mediation/Inside_Syria_en.pdf

Les autorités locales dans la gestion des crises, Cités Unies France, février 2015, 119 P.
Cette étude explore le rôle de la gouvernance locale dans les zones de crise et dans les pays à États fragiles. Elle est l’aboutissement d’une réflexion menée depuis plus de 17 ans au sein de Cités Unies France. Deux constats paradoxaux ont progressivement fait émerger et ont structuré la réflexion de Cités Unies France à ce sujet : les autorités locales, de par leur proximité et leur légitimité, sont en première ligne lors de l’éclatement d’une crise sur leur territoire ; pourtant, le système humanitaire qui intervient pour soutenir les zones affectées les laisse de côté.
L’expérience accumulée et le constat des limites des systèmes existants ont conduit Cités Unies France à définir une nouvelle approche pour les situations de post-crise qui suivent les périodes d’urgence et qui peuvent, malheureusement, durer dans le temps. Cette publication propose, entre autres, une nouvelle approche que l’on pourrait qualifier de « locale et généraliste » : une aide financière et technique destinée au soutien de la gouvernance locale et urbaine.
http://www.cites-unies-france.org/Les-autorites-locales-dans-la.

Experiences of national governments in expanding their role in humanitarian preparedness and response, Jeremy Harkey, Tufts University, 2014, 96 p.
Ce rapport présente les résultats de quatre études de cas au Salvador, au Mozambique, aux Philippines et en Indonésie. Ces études se sont penchées sur la manière dont ces gouvernements ont renforcé leurs capacités à gérer les catastrophes naturelles. Elles ont analysé les facteurs qui ont fait que les pays se sont décidés à renforcer leur système national, en quoi le processus de renforcement des capacités a consisté, et le rôle des différents acteurs, locaux, nationaux et internationaux.
http://fic.tufts.edu/assets/TUFTS_13118_Humanitarian_response_V3print.pdf

The importance of local-led responses to humanitarian crises, Jemilah Mahmood, Blog Series: What has changed in humanitarian responses since the 2004 tsunami? Development Progress, décembre 2014.
Cet article fait partie d’une réflexion plus globale sur les changements qui ont pu avoir lieu dans les réponses humanitaires aux catastrophes naturelles dix ans après le tsunami. Forte de son expérience en tant que présidente de Mercy Malaisie au moment du tsunami, Jemilah Mahmood partage ici ses réflexions : ainsi, lors d’une réponse humanitaire, il est primordial de s’ancrer dans le contexte local et régional, et de bâtir une réponse en tenant compte des connaissances et de l’expertise des organisations locales et des communautés elles-mêmes.
http://www.developmentprogress.org/blog/2014/12/17/importance-local-led-responses-humanitarian-crises

Time to listen : Hearing people on the receiving end of international aid, Mary B. Anderson, Dayna Brown, Isabella Jean, CDA Collaborative Learning Projects, novembre 2012, 172 P.
Ce rapport résume les expériences et les analyses de près de 6 000 personnes dans 20 pays recevant de l’aide, ainsi que les réflexions des travailleurs humanitaires, sur l’efficacité de l’aide internationale. Il met en évidence le fait que les personnes bénéficiaires de cette aide ne veulent pas nécessairement recevoir plus d’aide, mais une aide plus efficace, qui prenne mieux en compte leur avis dans les décisions et la mise en place de l’aide. Ils pensent en général que le système de l’aide internationale apporte des solutions développées dans les pays bailleurs sans une compréhension approfondie du contexte local et sans consultation des populations concernées. Il ressort de cette enquête que ces dernières souhaitent une aide internationale plus collaborative.
http://www.cdainc.com/cdawww/pdf/book/time_to_listen_pdf_Pdf1.pdf

Impact of the tsunami response on local and national capacities, E. Scheper, A. Parakrama, S. Patel, Tsunami Evaluation Coalition, 2006, 120 p.
Cette évaluation, produite à la suite du Tsunami en Asie en 2005, a permis de déterminer l’impact de la réponse à la catastrophe, les capacités des acteurs internationaux, locaux et régionaux au niveau du secours, du relèvement et de la réduction des risques, et comment ces capacités ont évolué.
https://docs.unocha.org/sites/dms/Documents/TEC_Capacities_Report.pdf

Relations entre ONG internationales et locales

Le ton monte entre les ONG locales et internationales, IRIN, 26 octobre 2015.
Le débat au sujet de la réforme du système humanitaire suscite de vives discussions. Cet article illustre la tension qui règne entre les organisations internationales occidentales et certaines associations locales qui souhaitent jouer un rôle plus important dans les interventions d’urgence. Lors de la consultation mondiale à Genève, tenue en vue du Sommet Humanitaire Mondial, les discussions ont notamment porté sur le terme « localisation » qui, dans la pratique, fait apparaître un certain nombre de clivages.
http://www.irinnews.org/fr/report/102154/le-ton-monte-entre-les-ong-locales-et-internationales

Local NGOs play key role in humanitarian response inside Anbar, NGO Coordination Committee for Irak (NCCI), mars 2014.
Cet article montre comment les partenariats entre ONG internationales et ONG nationales peuvent être efficaces s’ils sont bien menés, ici dans l’aide aux personnes déplacées en Irak.
http://www.ncciraq.org/en/index.php?option=com_k2&view=item&id=4086:local-ngos-play-key-role-in-humanitarian-response-inside-anbar&Itemid=337

International and local/diaspora actors in the Syria response: a diverging set of systems? Eva Svoboda, Sara Pantuliano, HPG Working Paper, HOG, ODI, Mars 2015, 31 P.
Ce rapport s’intéresse aux relations entre les organisations locales et internationales en Syrie, des relations souvent tendues face aux problèmes de sécurité et d’accès aux bénéficiaires. Les lacunes de communication ont parfois conduit les ONG à mener des opérations redondantes en parallèle, à se disputer les financements des bailleurs de fonds, tout cela dans un climat de méfiance et au détriment de l’aide apportée.
http://www.odi.org/sites/odi.org.uk/files/odi-assets/publications-opinion-files/9523.pdf

Missed again: Making space for partnership in the Typhoon Haiyan response, A Featherstone, Actionaid, CAFOD, Christian Aid, Oxfam, Tearfund, septembre 2014, 44 P.
L’importance de travailler ensemble dans l’action humanitaire est maintenant reconnue et mise en avant dans tous les manuels et guides du secteur. Sa mise en pratique sur le terrain est beaucoup plus difficile. Cette étude revient sur l’épineuse question du partenariat humanitaire, en prenant pour exemple la réponse à l’ouragan Haiyan aux Philippines. Après avoir présenté le contexte de la réponse humanitaire (le rôle du gouvernement, de la société civile, des ONG et des réseaux humanitaires), le rapport analyse l’efficacité des partenariats et le rôle des acteurs nationaux dans la coordination et le financement de cette réponse. En conclusion, il revient sur l’importance du partenariat comme pilier central, les échecs des leçons apprises et les défis pour l’avenir.
http://www.alnap.org/resource/12912

Missed opportunities: the case for strenghthening national and local partnership-based humanitarian responses, ActionAid, CAFOD, Christian Aid, Oxfam, Tearfund, 2013, 28 p.
Les partenariats avec les acteurs nationaux et locaux ont longtemps été considérés comme problématiques dans l’aide humanitaire internationale. La réalité est que les efforts pour travailler avec les acteurs nationaux et locaux ne jouent pas un rôle central dans la majorité du travail international humanitaire. Cette difficulté a perduré malgré les efforts déployés par les organismes et le temps investi dans ce domaine. Cette étude est la première sortie d’un projet de recherche commandé par cinq ONG au Royaume-Uni – ActionAid, CAFOD, Christian Aid, Oxfam GB et Tearfund. L’objectif principal est d’examiner le potentiel actuel et futur de partenariats avec des ONG nationales dans la réponse humanitaire.
http://www.alnap.org/resource/8890.aspx

 

La gestion à distance des crises en contextes non sécurisés

Protection in the Context of Humanitarian Action: challenges and Opportunities, PFF Background Paper, Norah Niland, King’s College London, Feinstein International Center, HPG, décembre 2015, 35 p.
L’auteur s’intéresse ici à la question de la protection en contexte humanitaire en analysant les éléments contextuels externes et les éléments internes au système humanitaire qui facilitent ou restreignent les avancées en la matière dans un contexte de crises complexes. Il y est notamment question des acteurs locaux, ONG nationales, locales et gouvernements nationaux. Le rapport termine par une série de propositions afin de mieux répondre aux enjeux de protection.
http://www.planningfromthefuture.org/uploads/4/5/6/0/45605399/pff_protection_jan_6_20161.pdf

Breaking the Hourglass: Partnerships in remote management settings: the cases of Syria and Iraqi Kurdistan, Kimberly Howe, Elizabeth Stites, Danya Chudacoff, Feinstein International Center, février, 2015, 50 P.
De plus en plus souvent, et en particulier dans des situations de grande insécurité ou lorsque les gouvernements refusent l’accès aux internationaux, les ONG doivent compter sur des partenaires locaux. Ce rapport analyse ces partenariats dans les situations de gestion à distance de l’aide humanitaire : comment les ONG identifient les partenaires locaux, la question du renforcement des capacités, de l’évaluation, de la redevabilité, mais aussi des conditions requises par les bailleurs, et du retrait éventuel des bailleurs dans ces situations. Les auteurs se basent sur une étude de cas au nord de la Syrie où l’aide arrive de la frontière turque, et sur une revue historique de la situation au Kurdistan irakien dans les années 90.
http://fic.tufts.edu/assets/Breaking-the-Hourglass_Syria_Iraqi-Kurdistan.pdf

From face-to-face to face-to-screen: remote management, effectiveness and accountability of humanitarian action in insecure environments, Antonio Donini, Daniel Maxwell, International review of the Red Cross n°95, juillet 2014, p.383-413.
Cet article fournit une analyse des pratiques de gestion à distance de l’aide humanitaire dans des contextes non sécurisés. Il situe la gestion à distance dans le contexte des stratégies de l’après-guerre froide de gestion des conflits et des crises. Puis, les auteurs présentent les pratiques actuelles, en prenant pour exemple particulier le cas de l’Afghanistan et de la Somalie. L’article termine par une analyse des implications de ces pratiques pour l‘avenir de l’action humanitaire.
https://www.icrc.org/eng/assets/files/review/2013/irrc-890-donini-maxwell.pdf

Secure Access in Volatile Environments (SAVE), Improving the evidence base on delivering aid in highly insecure environments, Summary Inception Report, Humanitarian Outcomes, The Global Public Policy Institute (GPPI), mars 2014, 31 p.
SAVE est un programme de trois ans de recherche appliquée sur le maintien de l’accès humanitaire dans les contextes opérationnels les plus difficiles au monde. L’objectif global du programme est de contribuer à des solutions pour fournir une action humanitaire efficace et responsable face à des niveaux élevés d’insécurité. Le programme de recherche est mis en œuvre à travers trois composantes liées :

  • L’accès : la quantification et la cartographie de la couverture humanitaire par rapport aux conditions de sécurité ;
  • L’efficacité : l’identification des déterminants clés pour permettre des interventions d’aide de qualité en contexte d’insécurité ;
  • Le suivi et l’évaluation : fournir des leçons et des conseils pratiques pour améliorer l’apprentissage et la redevabilité dans les environnements les plus difficiles

http://www.save.gppi.net/home/

Once removed: Lessons and challenges in remote management of humanitarian operations for insecure areas, Abby Stoddard, Adele Harmer, Jean S. Renouf, Humanitarian Outcomes, 2010, 47 p.
Cette étude a pour objectif de tirer les leçons de différentes expériences concernant la gestion à distance de l’aide humanitaire. Elle s’appuie principalement sur le cas de l’Afghanistan, mais les auteurs ont complété leurs analyses de terrain dans ce pays par des recherches documentaires sur les situations à haut risque en Irak, en Somalie, au Sri Lanka et au Soudan. Les auteurs analysent les bénéfices, les risques, les conséquences sur la qualité des programmes, l’implication des travailleurs et des partenaires locaux, ainsi que les relations avec les bailleurs pour ce type d’opérations à distance. Le rapport termine par des conseils pratiques pour améliorer les pratiques de gestion à distance de l’aide humanitaire.
https://aidworkersecurity.org/sites/default/files/RemoteManagementApr2010.pdf

 

Financement des ONG locales

Too important to fail – adressing the humanitarian financial gap, High-Level Panel on Humanitarian Financing, Report to the Secretary-General, Nations Unies, janvier 2016, 41 p.
Ce rapport est le résultat de sept mois de travail de neuf experts indépendants chargés par le Secrétaire Général des Nations Unies de trouver des solutions pour combler le fossé qui ne cesse de se creuser entre les besoins humanitaires et les fonds disponibles. Le rapport s’articule autour de l’idée d’une « grande négociation », qui établirait de meilleurs modes de collaborations entre les bailleurs de fonds, les agences des Nations Unies et les autres parties prenantes du monde de l’humanitaire. Les recommandations mettent l’accent sur la nécessité d’un dialogue plus soutenu avec les acteurs locaux et nationaux, et sur le besoin d’alléger la bureaucratie et de réduire les inefficacités pour limiter les coûts. Elles préconisent aussi de rapprocher les milieux de l’humanitaire et du développement, et de mettre davantage l’accent sur la prévention des crises et la réduction des risques de catastrophe.
http://www.un.org/news/WEB-1521765-E-OCHA-Report-on-Humanitarian-Financing.pdf

Evaluation of the Common Humanitarian Fund, Global Synthesis Report, OCHA, mai 2015, 132 p.
Cette évaluation globale des Fonds d’Intervention d’Urgence (ERF) couvre tous les ERF en cours, à l’exception du Fonds pour la Syrie créé en 2012. Son objectif est de fournir une évaluation indépendante de la contribution des ERF à la capacité de la communauté humanitaire à répondre aux besoins de manière efficace ; d’examiner la contribution des ERF à renforcer la direction des coordonateurs humanitaires, le rôle de coordination des clusters et la création de partenariats, en particulier avec les ONG nationales et locales ; de cartographier les progrès accomplis, d’identifier les points forts et les points faibles. En ce qui concerne les partenariats avec les ONG nationales, l’évaluation identifie différents obstacles qui limitent l’accès aux fonds à ces ONG et les efforts à entreprendre pour éviter ces difficultés.
http://www.alnap.org/resource/11906

Funding of local and national humanitarian actors, Christian Els, Nils Carstensen, Local to Global Protection Initiative, mai 2015, 16 P.
Ce rapport donne une vue d’ensemble intéressante du financement des organisations humanitaires locales. Il s’appuie en grande partie sur des sources comme le rapport 2014 de Global Humanitarian Assistance et les données publiées par le Service de suivi financier (FTS) du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). Il souligne également les lacunes majeures dans les statistiques. Il observe, par exemple, que le Programme alimentaire mondial des Nations Unies n’a aucune donnée sur la part de son budget humanitaire annuel affectée aux ONG nationales et locales « même si de telles données pourraient être disponibles après l’activation de son nouveau système de surveillance financière en 2015 ». Un tel manque de transparence reste source d’inquiétude.
http://www.local2global.info/wp-content/uploads/l2gp_local_funding_final_250515.pdf

Future Humanitarian Financing: Looking beyond the crisis, CAFOD, FAO, World Vision, mai 2015, 52 P.
Ce rapport est le résultat de l’initiative menée par plusieurs ONG et organismes internationaux – notamment avec l’appui du Groupe URD – pour réfléchir au futur du financement humanitaire. Il propose un changement fondamental du modèle humanitaire, dans lequel les acteurs locaux répondraient à la majorité des besoins lors d’une crise et l’intervention internationale ne serait plus indispensable. Pour cela, les auteurs envisagent une variété beaucoup plus large de bailleurs pour répondre aux coûts de la gestion des risques, des réponses aux crises, ainsi qu’une responsabilité partagée des besoins post-urgence envisagés comme des biens publics communs.
https://futurehumanitarianfinancing.files.wordpress.com/2015/05/fhf_main_report-2.pdf

Funding at the sharp end: Investing in national NGO response capacity, L. Poole, CAFOD, 2014, 57 p.
Ce rapport examine les pratiques et les tendances actuelles en ce qui concerne les financements internationaux pour les ONG des pays du Sud. Les ONG nationales qui sont en première ligne d’une réponse humanitaire n’ont pas les financements adaptés. Ces derniers sont imprévisibles, instables, difficiles d’accès et insuffisants. Ce qui est loin d’être favorable au renforcement et développement des capacités de réponse des ONG nationales, objectif essentiel pour améliorer la préparation, ainsi que les capacités de réaction et de résilience aux catastrophes.
http://www.cafod.org.uk/search?basicsearch[term’>term’>http://www.cafod.org.uk/search?basicsearch

Repenser le financement humanitaire des ONG nationales, IRIN, septembre 2014.
Cet article montre que les ONG nationales ne reçoivent qu’un petit pourcentage de l’aide humanitaire officielle directe, que les bailleurs de fonds hésitent à les financer et qu’il y a un déficit d’information sur les accords de financement par des tiers. Il préconise que les bailleurs de fonds s’adaptent aux changements.
http://www.irinnews.org/fr/report/100617/repenser-le-financement-humanitaire-des-ong-nationales

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