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Sous la direction de François Grünewald, Editions Karthala, Paris

A l’heure où les projections démographiques annoncent que près des deux tiers de la population mondiale vivront dans les villes d’ici à 2030, les acteurs de l’aide humanitaire conservent un tropisme vers le monde rural et une certaine réticence à occuper le champ urbain.
Parallèlement, les formes de conflits post-guerre froide, dits « dérégulés » ou « dissymétriques », voient l’espace urbain, symbole de la concentration des richesses et du pouvoir, redevenir un champ de bataille sur lequel des factions politiques, religieuses ou ethniques s’investissent facilement.

De la Colombie à l’Angola, du Golfe de Guinée à l’Asie centrale, six études de cas viennent étayer ce bilan et invitent à une relecture de l’intervention humanitaire dans les villes. Ce livre s’adresse avant tout aux « acteurs humanitaires » : responsables d’associations de solidarité, agents de terrain de collectivités territoriales qui oeuvrent en coopération, donateurs publics ou privés qui veulent comprendre l’action humanitaire.