Dans un contexte de forte demande des acteurs politiques et bailleurs de fonds, de nombreuses ressources sont allouées pour réaliser des évaluations d’impact, entre autres méthodes, pour avoir des résultats tangibles et réels des actions. Dans des contextes d’intervention volatiles et complexes, d’autres approches visant à faciliter la remontée centralisée de l’information et la visualisation des résultats au fur et à mesure de la mise en œuvre sont souvent minimisées, en particulier la gestion de l’information.

La gestion de l’information s’avère particulièrement utile pour favoriser le suivi des résultats et la prise de décision agile dans des projets humanitaires et de développement. Dans le cadre de projets particulièrement complexes tels que RESILAC, avec une stratégie d’intervention multi-pays et multithématique, porté par un consortium international en collaboration avec de nombreux partenaires locaux, la gestion de l’information peut s’avérer complexe, compte tenu de cultures organisationnelles diverses, des informations recueillies non centralisées ou à géométrie variable, et de la difficulté de lier les données visant à nourrir des analyses stratégiques.

Si cette dimension n’est pas prise en compte dans la phase de conception du projet, la mise en œuvre d’un système de gestion de l’information d’implémentation du projet est particulièrement sensible, difficile et coûteuse. C’est dans ce cadre que l’association CartONG appuie le Groupe URD dans la conception et la mise en place d’un système de gestion de l’information adapté au projet.

Lors d’une première phase pilote, l’objectif de cette collaboration est d’appuyer la conception et la mise en place d’un système de gestion de l’information dans un nombre limité de sites du projet, permettant par la suite de vérifier la pertinence du dispositif et d’envisager un passage à l’échelle du projet. En particulier, ce partenariat vise à :

  • Permettre une visualisation et une meilleure compréhension des zones d’intervention grâce à une approche territoriale adaptée à ses besoins ;
  • Nourrir les processus de pilotage et prise de décisions stratégiques notamment via des outils de visualisation consolidés et des mécanismes de collecte-analyse-prise de décision plus fluides ;
  • Faciliter l’approche multisectorielle et les stratégies programmatiques en assurant l’interopérabilité des systèmes et structures de données entre piliers ;
  • Améliorer les capacités et mécanismes de coordination entre acteurs notamment via un meilleur partage des données ;
  • Disposer d’outils de communication adaptés aux parties prenantes du projet.