Financé par

Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC)

Comme il l’a déjà fait au Tchad, au Mali et en Somalie, le Groupe URD se replonge dans les enjeux de l’accès humanitaire, cette fois au Niger. Dans un environnement de crises multidimensionnelles et transfrontalières, la région de Tillabéri n’est pas épargnée par l’escalade des violences et l’insécurité. Les dynamiques conflictuelles y sont de plusieurs ordres. Écologique, socio-culturelles et socio-économiques d’abord, tant la région est confrontée depuis des décennies à un phénomène de désertification exacerbant la compétition pour l’accès aux ressources foncières et naturelles, socle des activités économiques et sociales des populations. L’histoire récente de la zone montre ensuite l’influence majeure qu’a eu l’implantation des groupes armés djihadistes dans le nord Mali sur les dynamiques de conflit dans le Tillabéri, marquées par l’instrumentalisation des tensions communautaires par les mouvements radicaux.

Dans ce contexte où se rencontrent des logiques d’acteurs différentes (opérateurs de l’aide humanitaire, mouvements politiques et groupes armés, forces de défense et de sécurité nationales, militaires, de Barkhane, de la force conjointe du G5 Sahel, Forces spéciales américaines etc.) la consolidation de la présence des acteurs humanitaires dans la région et la garantie de leur accès aux populations, en particulier dans la bande frontalière, constitue un enjeu de taille. Analyser les conditions d’accès à l’espace humanitaire afin de les améliorer est donc l’objet de cette étude. La collecte des données se réalise fin juillet 2019 en capitale (Niamey) et dans des villages sur le terrain (Tillabéri).

 

Réalisé par

François Grünewald

Directeur général et scientifique (depuis 2009)