La parution du rapport global « Reconnaître et renforcer ces liens qui nous sauvent » propose une analyse transversale des mécanismes d’entraide en contexte de crise. L’étude est basée sur six études de terrain, réalisées entre 2023 et 2025, dans des contextes touchés par différentes formes de crise : catastrophe naturelle dans la Vallée de La Roya, à La Réunion, au Tchad et en Australie, conflit en Ukraine et crise de l’accueil des personnes exilées à Briançon.
Six webinaires ont complété ces terrains sur des thèmes transversaux (le genre, les politiques publiques, la santé mentale) et d’autres situations : Valence, le Japon et le Soudan. Une revue de près de 300 références académiques a également nourrit l’analyse.
La réflexion sur l’entraide et la résilience collective se pose désormais au cœur de nos territoires. C’est tout le sens de la participation du Groupe URD à des rencontres organisées par des acteurs régionaux et locaux dans le sud de la France.
Ainsi, Véronique de Geoffroy et Jérôme Faucet ont participé, le 18 juin à Guillestre (05), aux Journées techniques sur la Gestion intégrée des risques naturels (GIRN) organisées par le Pôle Alpin Risques Naturels (PARN). Véronique a présenté une réflexion sur l’entraide, et Jérôme a exploré la transférabilité d’approches humanitaires au territoire alpin, notamment l’analyse de vulnérabilité et de capacités et l’action anticipatoire. Le croisement entre expertise humanitaire et gestion des risques naturels ouvre des pistes d’expérimentation à poursuivre sur le volet social de la gestion des crises sur nos territoires.
Le 11 juillet, Véronique a également participé à une table ronde dans le cadre de l’évènement « Un an après le feu » co-organisé à Marseille par le Bureau des Guides du GR 2013, avec la coopérative Hôtel du Nord et le Collectif de l’incendie du 8 juillet dans le cadre de l’École du feu, et la Mairie du 15-16. Un an après l’incendie qui a touché les collines de l’Estaque à Marseille, cet événement artistique et citoyen interrogeait la manière d’habiter un territoire marqué par un incendie.
Rassemblant chercheurs, chercheuses, acteurs et actrices de terrain, la table ronde « L’Après, c’est quand ? C’est quoi ? » visait à discuter des enjeux liés à l’après-catastrophe : Comment s’organiser ? Comment dialoguer avec les pouvoirs publics ? Comment penser l’après ? De la transformation du paysage, à celle de la perception du feu, du voisinage et de la responsabilité collective, la discussion est partie des expériences concrètes de l’Aude, de Marseille et d’ailleurs afin de mettre en commun des outils matériels et réflexifs pour faire face aux catastrophes.