Financé par

Fondation de France

Objectifs de la mission

En situation d’urgence, la Fondation de France (FdF) s’appuie sur des acteurs locaux pour déterminer les priorités d’actions, les solutions les plus adaptées et les modalités de réalisation les plus efficaces, selon les besoins des habitants et les spécificités du pays. Dès le début de la reconstruction en 2015, une importante demande d’appui technique et méthodologique est remontée du terrain, amenant la FdF à mettre en place des bureaux de support technique[1] au sein de ses différents projets.

Une évaluation itérative a été mise en place afin de suivre ces difficultés, et d’accompagner la FdF et ses partenaires pour mettre en œuvre des projets de qualité. Les modalités de collaboration avec les acteurs humanitaires et de développement locaux, et plus globalement certains enjeux de la localisation de l’aide, ont donc été au cœur de ce processus de capitalisation, ainsi que les activités de relance économique, la reconstruction des habitations et l’appui psycho-social, dans les zones les plus sinistrées et difficiles d’accès.

 

Processus

Cette capitalisation s’est échelonnée sur une période de deux ans, via un processus d’évaluation itérative, qui a permis de suivre et d’accompagner les évolutions des projets à moyen terme.

Une première mission en juin 2016 a permis d’étudier les activités de construction en cours.  Elle s’est conclue par un atelier à Katmandou sur les processus de mise en œuvre d’un projet de reconstruction.

Une deuxième, en février 2017, a permis de faire un bilan des projets de construction terminés, d’analyser leurs impacts effectifs, d’identifier les effets non prévus, positifs ou non, ainsi que les attentes des populations. Une attention particulière s’est portée sur les zones difficiles d’accès et sur le projet intégré en cours de réalisation dans la vallée de Thangpal, située dans le district de Sindhupalchok où 95% des bâtiments ont été totalement ou partiellement détruits. Un atelier d’échange d’expériences y a réuni les ONG souhaitant partager les difficultés techniques rencontrées.

La troisième, en octobre 2017, s’est concentrée sur plusieurs zones isolées dans lesquelles la fondation a soutenu la reconstruction de l’habitat et de bâtiments à usage collectif, ainsi que la relance du tissu économique et notamment du secteur agricole. Elle s’est conclue par un séminaire à Katmandu réunissant tous les acteurs locaux concernés.

Ce travail a permis de tirer des enseignements utiles pour les ONG actuellement impliquées sur le terrain népalais, mais aussi pour les futures missions de la Fondation de France dans des contextes similaires.

Il s’insère dans les nombreux travaux du Groupe URD en partenariat avec la FDF suite à des catastrophes naturelles, notamment après l’ouragan Mitch en Amérique centrale (1998-2000), le Tsunami d’Asie du Sud-est (2005-2006) ou encore le séisme en Haïti (2010).

Vidéos de l’évaluation post-séisme pour la FDF au Népal

Réalisé par

François Grünewald

Directeur général et scientifique (depuis 2009)

Anne Burlat

Référente Questions urbaines (2015-18)